^4 Recherches sur lorigine

La derniere Seéte donc parle Guy de Chauliac nétoit pas auffi dangereufe pour les Chirurgiens, elle avoir fur-tout pour refîource les foins de la providen­ce, 6c linvocation des Saints. Ceux qui formoient cette Seéte ne comptoient pas beaucoup fur le fçavoir» il paroît par leur devife ou par leur refrain, quilsfe con- foloient aifément dans les événemens fâcheux ; Dieu me la donné , difoient-ils, Dieu me Cotera ( a ). Mais mal­gré cette réfignation affectée, ces Chirurgiens ne négli- geoient que les remèdes quils ignoroient, ils avoient recours comme les Chevaliers à ces remèdes que le vulgaire a adoptés, ou que le nom de fecret a rendu fameux. On trouve encore aujourdhui des Empyri- ques, qui, sil faut les en croire, ont des dons parti­culiers quils ont reçus du Ciel. Ce font la les fuccef- feurs des Chevaliers Teutoniques, 6c des derniers Se­ctaires dont nous venons de parler.

Les SeCtes qui ont partagé nos anciens Chirurgiens fe réduifent donc aux trois premières Seétes dont nous avons parlé. De telles divifions ne font pas furprenan- tes dans une Société nailfante. Les Facultés les plus célébrés ne font pas celles il y a eu moins de dis­putes. Les opinions les plus ridicules y ont quelque­fois trouvé dilluftres Défenfeurs j il nefl: donc pas furprenant que la Chirurgie Françoife ait été troublée par des diffenfons fi -bizarres} il eft même heureux .^quelle nait pas .été tranquille dans fa naiffance, la

(a) » La cinquième Se.&e, eft » des femmes & de plufieurs idiots » qui remettent les malades de tou- s> tes maladies aux Saints tant feu­lement , fe fondant en cela, le Sei-

>5 gneur me la donné ainfi qUil lui » a plu,le Seigneur me lôtera quand » il lui plaira, le nom du Seigneur » foit béni .Amen» Guxde Chaü- liac. lbid t

paix

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