de la Chirurgie.
formées par de vrais Chirurgiens. Quoiqu’elles fuffent contraires , elles confervoient leurs droits i celle qui étoit la moins éclairée étoit liée aux autres par quelques vérités inconteftables que tous les Chirurgiens étoient obligés d’adopter. La défunion des efprits pouvoir donc fubfifter fous les apparences de l’union ôc fous les mêmes loix. D’ailleurs quelque interet commun lioit toujours les Seétiires; ainfi ils trouvèrent une efpece d’appui les uns dans les autres. Mais ces Chirurgiens fi oppofés, avoient dans deux autres Seétes étrangères à la véritable Chirurgie, des ennemis bien plus- dangereux. La fuperflition & la crédulité avoient formé ces Seétes ; l’avidité les foutenoit. Les Chevaliers Teutoniques (a) s’étoient traveftis en Chirurgiens,, comme les Moines s^étoient érigés en Médecins : ils ne vantoient que des remèdes fimpies, leur ignorance leur perfuadoit que toutes les reffources de l’Art étoient renfermées dans l’huile, dans la laine, dans les choux** Une telle Chirurgie étoit effe&ivement une Chirurgie bien Ample* mais cette fimplicité ne peut pas fatis- faire des eiprits malades - , la nouveauté de le merveilleux les flattent toujours davantage. Afin de les mieux* féduire, nos Chevaliers Chirurgiensavoient recours à des conjurations, aux breuvages enchantés. Ils ne man- quoîent pas de parer leur doétrine de quelque paflàge - de l’Ecriture, Dieu , difoient-ils, a renferme fa puijpmce dans les paroles , dans les herbes dans les prières .
( a) a> La quatrième Seék eft » de tous les Gend’armes, ouChe- » valiers Teutoniques, & autres fui- » vans la guerre ; lelquels.avec con- » jurations & breuvages, choux ,
» huile,laine,panfenttoutes playes, » iè fondant fur cela, que Dieu a » mis là vertu aux paroles, aux pries » res, & aux herbes.