58 Recherches sur l’origine feffoient. On ne choififfoit pas les premiers Médecins dans l’Univerfité *, c’étoient, comme nous l’avons dit , des Juifs ou des Moines, qui étoient les Médecins des Rois. Philipp e-A uguste avoit choifî R i g o r d parmi les Bénédi&ins , pour en faire (on premier Médecin. Ce Phyficien que tant d’autres ont imité, trouva des attraits dans des occupations étrangères à fa Profeflion. Moins curieux de fon Art que des affaires politiques, il s’érigea en Hi- ftorien du Prince , dont il devoit feulement étudier la fanté.
S. Louis ne trouva pas (ans doute des Médecins dignes de {on choix dans la Faculté, il donna fa confiance à Dudo , qui ( d ) étoit étranger à cette Société ftérile. Les Médecins qu’elle produifoit n'attiroient donc pas les regards de la Cour* ils n’étoient que des Médecins reclus (/>) > c’efl: le nom qu’on leur donnoit^ ôc on ne les confultoit que dans leur retraite , 6c dans l’Eglife de Notre-Dame , c’eft-à-dire qu’ils étoient moins en commerce avec les malades qu’avec ceux qui fe portoient bien. Tandis que ces Physiciens don- noient feulement des confeils, le foin principal de la fanté ôc des maladies étoit abandonné aux Chirurgiens. Pitard, par exemple, n’étoit pas moins fameux
( a ) Selon BERNiER,quia | toient appelles des Médecins réécrit des Elfais fur l’Hiftoire de I dus , c’eft-à-dire , qu’ils étoient la Médecjne , Dudo étoit Clerc. î| par rapport aux Médecins-Chi-
(b) Nous trouvons dans nos I rurgiens ce que les Moines font Regiftres que les Phyficiens é- j | par rapport aux Prêtres leculiers.