de la Chirurgie. 59
pour la Médecine que pour la Chirurgie. L*Art de guérir 11’étoit point entre les mains de nos premier* Maîtres un Art borné aux maladies externes. On trou- voit dans l'expérience & dans le fçavoir de ces Chirurgiens toutes les reffources de la Médecine, qui elt fouvent défe&ueufe lorfqu’elle eft partagée.
Les Fondateurs de notre Ecole voulurent d’abord établir l’unité des fentimens dans la Chirurgie, ils fça- voient combien il étoit important de ramener aux mêmes principes des hommes qui ne doivent Te propofer que la guérifon des malades: mais'la vérité même dans la plupart des Sciences ne fait pas toujours ceffer la variété des opinions. Les Seéfces Italiennes avoient échauffé les efprits : les Chirurgiens étoient prefque tous entraînés par le préjugé, par la haine, par l’intérêt. L’autorité a laquelle Pitard avoir eu recours ne produisit que les apparences de la modération ; le partage des fentimens fbrmoit toujours une efpece de 1 guerre civile,qui étoit d’autant plus dangereufe, qu’elle le faifoit fous les mêmes enfeignes, ôc pour ainfi dire fous le même toit.. Les plus fages étoient obligés d’entrer dans un parti pour trouver des appuis 5 le tems qui affoiblit peu à peu les Seétes en en formant de nouvelles , navoit pas éteint entièrement, lorfque Guy de Chauliac écrivoit fon ouvrage, celles qui avoient divifé nos anciens Chirurgiens*
Il reftoit encore quelques vefliges des Chirurgiens Rationels (a) ôc desEmpyriques \ mais ces deux Seébes
(a) Comme la Médecine a été ra- îionelle & empyrique, la Chirurgie a eû le même fort ; mais dans ceÿ îems-là on ne trouvoit guéres que
le nom de ces Seétes. Voici ce qu’en dit Guy de Chaueïàc. »De mon » tems parmi les Opérateurs de cet » Art, outre les deux générales qui
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