Recherches sur l’origine
Les Médecins François étoient confulcés dans leurs
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maiions ou dans les temples, comme les anciens Oracles, (a) Les Livres cI’Hippocrate & de Galien,, défigurés par les Arabes, étoient pour eux des Livres prophétiques. C’étoic dans de mauvaifes traduo
( a) C’efl: ce que nous avons prouvé par plufieurs témoignages. Mais €n voici un qui efttiré de nos Mémoires : L’Auteur après avoir parlé des temples qu’on avoit élevés au Dieu Escusape , des fondions des -Prêtres d’ApoLLON & d'EscuLAPE, Jefquels prelcrivoienf des remèdes aux malades; après, dis-je, avoir -parlé de toutes ces cnofes, l’Auteur -ajoute : On peut conjeduter que c’efl. des anciens ufages qu’eft venue la coutume qui s’établit parmi nos Chanoines , lefquels vHitoient les perlonnes infirmes qu’on apportoic fous le porche des Eglilès, dont la place de devant s’appelloit Paradis ,& Parvis par corruption de langage , parce qiie c’étoit dans ce lieu que les malades attendoient que l’Office divin fût fini, pour recevoir les avis dont ils avoient be- foin pour recouvrer la lanté.On ap- •pelloit ces Phyficiens Médecins charitables, comme on fait aujourd’hui en beaucoup d’endroits, à la différence des Médecins Praticiens, qui alloient dans les maifons de ceux qui m’étoient pas en état d’être tranfpor- tés. Ces Phyficiens à l’entrée de •l’Eglilè, examinoient le pouls.la langue & quelquefois l’urine des mala- >.des, pour connoîrre la nature & la qualité de leurs maladies ; & ils leur prefcrivoient enfuire les remèdes né- celfaires pour les guérir. C’eft aulîi
J à caufe de cet ancien attachement de la Médecine au Sacerdoce, qu’il netoit pas permis aux Médecins de cette ville de fè marier avant qu’ils en eurent permiflïon en 14 5 2 . Lorf- que le Cardinal d’Etouteville,
. Légat en France., réforma l’Univer- fité , ce Cardinal leur accorda la liberté de fe marier, & leur défendit en même tems, comme pour marque de fouillure, de faire à l’avenir leurs Affemblées dans l’Eglife de Paris lous«lestours, comme ilsfai- loient autrefois. Mémoires K. K, feuillet 3. au revers , in 8°.
. Il y a cependant apparence que les Médecins avoient été chaffés de Notre-Dame avant ce tems là ; mais le Cardinal d’Etouteville confirma cette expulfion.
Nous avançons que les Médecins de Paris ne voyoient guéres les maux , que dans des traduétions des Grecs ou des Arabes,; parce que , comme nous l’avons dit, ils ont été Arabiftes jufqu’à Hou lier & àDuRET. Il eft vrai que Brissot, au commencement du lèiziéme fiécle , eut alfez de courage pour fe révolter contre la barbarie des Arabes , dc pour s’attacher aux Grecs ; mais fon fçavoir ne fut qu'une lueur palfagere, qui fut regardée comme un at’fSfifaF l 'STqurne "puTpas*convertir Ijïême jFgfancf Fernel* ~
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