de la Chirurgie. 55
rurale devint prefcjue héréditaire dans la famille de Lfe Myre, comme la Médecine le fut dans celle des Asclepiades,
Pitard, les quatre Maîtres, Mondaville & Robert le Myre , furent fucceflivement les Chefs de l’Ecole de Paris. Leur Société forma une Chirurgie qui n’étoit nullement empruntée des Etrangers.- (a) Ces hommes illuftres puifoient dans l’expérience,. & non dans les écrits des Italiens, les préceptes de l’Art. Us furent dans leur Nation comme quatre Legiflateurs^ leur mérite reconnu leur avoit acquis le droit d’établir des loix dans l’Art de la Chirurgie ; loix d’autant plus refpedtables, qu’elles fournirent même les efprits: jaloux, qui furent obligés de les adopter, & qu’elles. font encore des reiTources précieufes entre nos mains. L ÿnorance de ces tems & la ft é.rilipe. r fo la Méri e^e.' leur donnoient un nouvel éclat.
(a) Notre Ecole ne doit rien aux Ecoles d’Italie. Pitard chafia les Chirurgiens Italiens,qui avoient porté la dilcorde parmi nos Peres : on voit par le caradtere des Ouvrages de nos premiers Maîtres , que leur Chirurgie étoit la Chirurgie expérimentale, c’eft-à-dire la Chirurgie qui n’empruntoit Tes principes que de l’expérience ; bien différente en cela de la Chirurgie des Italiens , qui étoit une efpéce de Chirurgie Icholaftique. Les Chirur giens ont donc, fecouc Je toug de l’^raB iime bien long-rems avant les Médecins, qui au leizicmé nécle étoient encore lervUemênt attachés, à Ta miierable doctrine des Arabe s, île genle du grand Eernel ctoitaf-.
j fervi aux opinions de cette Nation ' barbare , dont le jargon prefque" inintelligible avoit oblcurci les» Sciences ; c’eft le reproche judicieux- qu’HouLiER Médecin de la Faculté 1 de Paris a fait à ce grand homme:- Fernelius , dit-il, Ârabum faces La - tinitatis nectare condivit.G’efl ce goût ' dépravé pour les Arabes, qui a été" caufe que la Médecine a fouffert une éclipiè totale , comme le remarque 1 M. Freind , & comme nous le* prouverons ailleurs. Mais le goût de — nos premiers Maîtres, ce goût fi diL-'^* férent de celui de nos Médecins^.,*"* n’empêcha pas que les dilTenfions ^ des Sectes Italiennes ne partageait- fent nôtre Ecole» •
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