de la Chirurgie. 55
choififloit une Dame dont il portoit l’enfeigne ; chaque Sçavant s’affocioit d’abord à .une Seéte. Monda— ville pour moins s’introduire dans le monde , parut marcher fur les traces de Theodoric ôc de Lan- franc ; mais fon goût n’étoit pas le goût fervile des imitateurs. Dégagé des préjugés qui aflerviffent fi fou- vent l’efprit à l’autorité, il s’érigea lui-même en Juge de fes Maî tres, du moins ifles fournit au feul Juge qu i puifle décide r de leur mérité , c’efl-à-dire à la raifon é clairée par l’expérience. D es préceptes écrits ôc regardes comme des loix, il les ramena à leurs principes ; il en chercha l a vérité ou l a'confirm ati on dans les mala - djes^srnoïrdans les ouvrages ôc dans la rép ut ation de s Ecri vains. Apres ayoir acquis par fon fçavoir le droit de donner des préceptes, il publia ceux cjue l’expérience lui avoit diétés. Dans ce travail, il s’oflrit à lui bien des objets qui avoient échappé aux autres Chirurgiens?* l’ouvrage qui contenoit fes recherches, étoit donc un* ouvrage original, ôc une critique judicieufe de Theo- dorig ôc de Lanfranc. Le Public qui n’eft pas toujours aveugle en fait de Médecine ôc de Chirurgie, fut entraîné, pour ainfi dire, par un mérite fi fingulier^ Mondaville trouva dans cette confiance des récom- penfes peu ordinaires. Enfin après fa mort fes idées- conduifirent long-tems les Chirurgiens ; Gui de Chauliac qui l’a cité quatre - nj'mgt - fix fois , le place parmi les plus grands Maîtres de notre Art.
Robert le Myre ( a ) fe fournit aufli à l’examen
( a ) L’Auteur de l’Index fune- reus, après avoir parlé de ce Mon- DAV.lle ,fait mention de quelques autres dont nous ne connoilfons
que les noms ;fçavoir Jacques de Siennes , Ambroise Testard , Jean de Busseville , Pierre Yderqn jGvielaume Venerie;.
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