5* Recherches sur lorigine Docteur en Médecine, fe fit un honneur dêtre Mem­bre de la nouvelle Académie *, il y fut reçu, 2c il y fit des leçons & des démonftrations qui le rendirent fa­meux.

On ajouta tous les jours quelque chofe à la forme de cet établiffement. Les Rois le confirmèrent, ôe lui accordèrent divers privilèges. Des hommes fameux, tels que Mondaville ( a ) 6c le Myre, lui donnè­rent du luftre. Mondaville étoit opiniâtrement at­taché à Theodoric 6c â LanfranclÜ fembloit quil neût emprunté fes connoiffances que de ces deux hommes. Mais les Sciences en ces tems- fuivoient les régies de la Chevalerie : comme chaque Chevalier

rurgiens Italiens» qui vinrent en France en divers tems, & qui pour la plupart sétablirent à Paris : In Gallium fe recepere aliipermulti do- ftrinâ confptcui ; videlicet Thædæus Pononienjts , Ludovicu s Rhegienjts, H ugo Lucenfts, Nicolaus Flo- rentinus > V ALVsevsTarentinus, Lu­dovic us Pif anus, Brun oCalabri- tnts y Augustu s Veronenjîs , Roge- rius Salernitanus , Silvester Pi- fiorienjts , A RM an dus Cremonenfis , & aliinonnulliy(]uorum plerique fcien- tiaofletitanda caufâ Pariftismanfioneni degere..,. quoi quoi erant Parifiis ma- jorts nota Cbirurgi extranei 3 ab urbe proficifci quant à fuis feftis defcifcere maluerunt .

( a ) Mondaville appelle par dautres Hermondaville, fut, fé­lon lancien Manufcrit , un des : grands hommes qui safïbcierent au College établi par Pitard. Tout ce que nous en difons ici eüf tiré de

Guy de Chauliàc , de cet ancien Manufcrit, des Mémoires de M. MeurissE , & de lIndex funereus. LesMédecins ont cru quil étoit Mé­decin de la Faculté de Paris ; mais il eft confiant, i°. quil étoit Chi­rurgien , comme on peut le prou­ver par le - témoignage de Guy de Chauliac. 2 °. Il étoit aflocié à nôtre Compagnie, puifquon a con- fervé fon nom dans nos liftes funé­raires , & quil eft compté parmincts anciens Maîtres, dans lancien Ma­nufcrit, comme nous lavons déjà dit* Sil avoit été Médecin de Phl- li ppe le Bel , comme le dit Nau- de% cela ne prouveroit autre chofè fi ce neft que les premiers Méde­cins étaient pris quelquefois de no­tre Compagnie ; ce qui ne paraîtra pas extraordinaire , fi lon fait ré­flexion que cette Société avoit con- ièrvé lexercice de la Médecine in­terne-