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de -la Chirurgie. .5r

giens du Châtelet auroient-ils cédé â une fiippofi- tion groflîere? Auroient-ils voulu donner de la force â de faux Titres, en renonçant â leurs prétentions fur lin tel fondement?

Ceft donc S. Louis qui eft le Fondateur de la So­ciété des Chirurgiens. Ce fut fous ce Prince ôc fous fon Petit-fils quelle prit fa première forme régulière mais on ne penfà d abord quà écarter les Chirurgiens fans aveu. Pour rendre juftice au fçavoir ôc pour bannir lignorance, on fournit à lexamen tous les Chirurgiens: â lexemple des Facultés, tous les Maîtres de lArt saf- femblerent dans une Eglife ( a ), en attendant quils euffent une demeure fixe. Mais cet établiffement ne réunit pas les efpritsi les Seélaires Italiens fe croyoient tous fupérieurs â leurs rivaux : ils ne voulurent pas saf focier avec des gens qui ne penfoient pas comme eux j la bizarrerie des opinions ôc le caprice eurent même plus de force que les attraits de la fortune quifoumet prefque toujours les efprits. La plupart des Chirurgiens Italiens aimèrent mieux vivre errans en fortant de la France, que de renoncer à leurs Seétes. Quelques-uns cepen­dant furent moins livrés à leurs préjugés : ils fuivi- rent les idées de Pitard , qui navoit travaillé â ce nouvel établiffement que pour éteindre les difputes, ôc pour délivrer fa patrie dun concours tumultueux détrangers. Lanfranc, (b) Chef de Seéte, Italien 9

( a ) Il paroît, comme nous le prouverons par la fuite, que les pre­mières Affemblées firent à Saint Jacclues de la Boucherie.

(b) Lanïrànc ne fut pas un de ceux qui trouvèrent à Paris

lorfque les Réglemens de PitArd raflemblerent les Chirurgiens. Il narriva dans cette ville que i j. ou 50. ans après létabliffement des premières Loix. Voici,fuivantlIn» dex funereus, quels furent les Ch*-

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