de ia Chirurgie. 43
préjugés > leur attachement pour leurs Chefs Sc pour leur dodrine, fut pour eux une efpece de religion ou de fuperflition.
Mais ces hommes fidivifés parleurs opinions, réunirent leurs vues pour s’emparer de la Chirurgie à Paris ÿ leur projet ne leur fut pas entièrement inutile, la nouveauté fëduifît les efprits. Ces Chirurgiens avoient une réputation qui les avoit annoncés. Le nom d’étranger produit quelquefois le même effet que l’é- ioignement des tems, il groffit les objets aux yeux de i’efprit, il leur prête du merveilleux. Les nouveaux Chirurgiens parurent donc des hommes plus rares , parce qu’ils étoient moins connus. Plufieurs leur donnèrent une confiance qu’ils ne méritèrent pas mieux que nos Chirurgiens ; mais leurs dilfenfions ôc leur haine éclatèrent avec trop de violence. Ils mirent eux-mêmes un obftacle aux heureux progrès qu’ils pouvoient efpérer, ceft-à-dire qu’ils fe déchirèrent Sc fe ruinèrent réciproquement.
Ce fut alors que la licence ( a ) qui permettoit à chacun de s’ériger en Chirurgien ôc d’introduire de nouvelles Sedes, parut pernicieufe. Pitard repréfenta à
w partis parmi les François mêmes.. Tout cela eft tiré des Mémoires de M. Meurïsse, qui les avoit compofés de ce qu’il avoit trouvé dans l’ancien Manufcrit dont nous avons déjà parlé. M. Devaux en a tiré ce qui fuit :
( a ) Horum extraneorum controver- f* , Joanni Pitardo viro eximio ingenii acumine pr&dito , anfam prœ- ùuere admonendi divum Ludovicum
Regern , bafce Cbirurgorum alterca- tiones in civ'tum dammttn vertere , & proinde ipforum commodo nufquam utilius confuli poffe , quam ereiïione Societaiis Cbirurgorum authoritate Regia ftabiliu , in quâ nullus tam ra- tione theoriœ quam praxeos improbatus admittereîur. Nec quifquam praterek ullum opus Chirurgicum in urbe pojfet peragere quin priits huicce probationi fe fubjeciffet. Index funer. pag. 5.
F ij
Ifct