4 t Recherches sur l'origine fement. Ces Partis avoient ramené en Italie une efpece de barbarie ; les troubles 8c les armes bannirent les Arts les plus utiles : la Chirurgie eut le fortdes autres Sciences i fa néceffité, qui eft encore plus pref- fante dans la guerre que dans la paix, ne lui donna pas des privilèges dans cette guerre civile. Les Chi­rurgiens Italiens bannis de leur Pays, cherchèrent donc un azilé en France. Ces grands hommes 8c leurs difciples qui ont remplacé les Médecins durant un IL long efpace (a) de tems ,.fe répandirent en plufieurs Villes du Royaume. Il eft vrai quils y portèrent des, lumières, ils formèrent des Elèves qui marchèrent même avec trop dopiniâtreté fur les traces de leurs> Maîtres : mais lefprit de difcorde qui avoir chaffé dL talie ces Chirurgiens, paffa en France avec eux ; la vanité 8c lintérêt les avoit divifés en plufieurs Sedtes. {b) Ils nous portèrent donc leurs diffenfions 8c leurs

cmifecere eodem tempore alit permul- ti doflrina conjpicui, quorum pler'tque fcientu oflentanda caufa Parijiis man- Jîonem elegere. Index funer. pag. 4.

(a) La Médecine étoit tombée depuis Iong-tems ; & dans cette écli- pfe les Chirurgiens remplaçoient les Médecins, & lon peut dire cjue ceft la Chirurgie qui a conlerve la Médecine.

(b) Nous parlerons ailleurs de ces Seftes ; en attendant nous rapporte­rons ce que M. Meurisse avoit ra- rnalfé de divers Auteurs : » Comme 3® ceft le fbible des François (dit-il) >5 & principalement des Paribens, » de courir toujours à la nou- » veauté, en fait de Médecine &

de. Chirurgie , particuliérement

>3 quand ce font des Etrangers qui >3 fe mêlent de ces profeflions, ain- >3 fi que nous le voyons encore de 33 nos jours, chacun dans fon mal 3) eut recours à ces nouveaux ve- î> nus pour trouver du foulage- 3> ment .... Enfin , lenvie & le 3> fchifine le mit parmi eux, comme >3 cela eft allez ordinaire entre gens » qui font la même profeflion ; ils 33 le décrièrent les uns les autres 9 ., cela par les mêmes vues dinté- - *3 rêt & -dambition ; ils préten- 33 doient chacun que la méthode 33 que les autres eni'eignoient , n*é- 33 toit ni la dogmatique , ni la ra- 33 tioneîle, que les Grecs avoient en~- 33 feignée ; & ce fut à cette occalion- 33 quil fe forma diverfes fortes de