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44 Recherches sur l'origine S. Louis les fuites de cette licence 8c de ces diflen- fions. Rien ne parut à ce Prince plus digne d’une prompte réforme. Les Chirurgiens fe détruiîoient eux- mêmes en marchant par des routes oppofées*, leurs difputes 8c leurs contradictions ne pouvoient que jetter de l’incertitude dans les principes de l’Art *, les ignorans partageoient les récompenfes, 8c la confian­ce du Public} les malades étoient livrés a la témérité. Il étoit donc néceffaire de raffembler les Chirurgiens, de former une Société pour réunir les fentimens,, de lui confier l’inftruétion des Elèves, de lui foumettre ceux qui afpireroient a la Chirurgie, de n’en permet­tre l’exercice qu’à ceux qui auroient l’approbation de cette Société, de ne fouffrir enfin qu’une feule Ecole de cet Art, pour éteindre les difputes qui conduifent

rarement à la vérité.

»

Le bien public obligea donc le Roy S. Louis à fonder le College des Chirurgiens. Une ancienne tra­dition lui attribue cet établiffement. Il en eft parlé dans un Arrêt du Parlement, du 2,5 Février 1355. D’autres monumens anciens confirment cette tradi­tion} un manufcrit (a) qui a plus de trois cent cin-

(a) M. Meurisse avoir fait quelques Notes fur un manufcrit fort ancien : voici ce qu’il dit de ce manufcritCe manufcrit m eft un Recueil in- 8°. gros d'un bon doigtv il eft en caractères go- » thiques fur du velin, & enrichi de n vignettes avec de grandes lettres initiales en miniature il paroît » que ce Livre a appartenu à M. le 33 Cardinal de Richelieu , il a %pa 0 e apparemment chez M, de

» Thou , il m’a été communiqué >3 par M. Thienete Bibliothécai- » re-;-& depuis qu’on a vendu cette 33 Bibliothèque s on a fçu que ce n rare manufcrit étoit tombé entre 33 les mains de M. le Préfident dé 33 Menars. On ne trouve point 33 dans quelle année ce manufcrit 33 fut compofé , la première feuille >3 où étoit le titre ayant été enlevéè. 33 à caufede la miniature, félon la >3 penfée du R, P. Du moulins?*.