de la Chirurgie. 3$
des Chirurgiens Italiens, Toit dans leurs opérations, Ibit dans leurs Ecrits ; ou pour mieux dire, les Chirurgiens qui fe formèrent en Italie après Albucasis, ne turent que des Copiftes, & de ferviles imitateurs de ce grand homme dans l’exercice de leur Art.
Ces Chirurgiens ont été regardés comme les Re- ftaurateurs de notre Chirurgie ; ( a ) mais ils y portèrent des diffenfions plutôt que de nouvelles connoif- fances. Comme toute l’Italie étoit divifée par des factions, il s’éleva auflr dans les Sciences ôc dans les Arts divers partis, qui étoient animés par un orgueil ridicule plutôt que par la recherche de la vérité> les divifions fe glifferent dans la Chirurgie même, qui étant éclairée par des préceptes lumineux, ne paroît pas fufcep- tible de difputes ou de difcuflions fcolaftiques. Pour prévenir de nouveaux troubles, on éleva l’Ecole de Paris, l’Ecole, dis je, qui fubfifte encore aujourd’hui, ôc qui eft l’Ecole des Chirurgiens de toutes les Nations. Ce fut une barrière qu’on oppofa à la contagion des Seétes Italiennescependant comme elles feglilfe- rent parmi nos premiers Chirurgiens, nous donnerons
tems après Avicenne î car on fçait [ que dans Je tems de ce Médecin, | la Chirurgie étoit allez en crédit. Freind, Hiftoire de la Médecine , pag. 178. J’ai marqué, ajoute cet Hiftorien, pag. 251. qu’on ne trouvent point, ni où il étoit né, ni où il a vécu, Quoi qu’il en foit, les Ouvrages parvinrent bien-tôt en Italie ; car immédiatement après, Ro-1 <3 er de Parme ou de Salerne, emprunta beaucoup de chofes de lui. [a) C’eft là une errent dans la
quelle efl: tombé un de nos Ecrivains : Cœterum , ditM. de Vaux , negart non poteft in tbeorià & praxi Chirurgica tune Gallis ejfent praflan- tiores ; mais il n’eft pas douteux que nos Ecrivains qui étoient contemporains des Chirurgiens Italiens, n’ayent écrit auffi - bien que ces Chirurgiens. Guy de Chauliac a regardé les Chirurgiens François comme des Auteurs dignes d e- tre propofés parmi les grands Maîtres*
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