34 Recherches sur l’origine une légère idée des chefs de ces Seétes &c de leur doctri­ne : par leurs Ecrits nous pourrons mieux juger des Ecrits de nos premiers Maîtres, qui étoient leurs rivaux.

Un de ceux qui eurent le plus de réputation parmi les Chirurgiens d’Italie, fut Roger de Parme : il puifa^ tous les préceptes qui forment fes Ecrits dam les ouvra­ges d’ALBuCAsis, comme dans une fonrue obfcure, où il croyoit fans doute qu’on ne dérouvriroit pas fès lar­cins. (a) Ce Copifte qui eut quelque fucoès, infpira le même goût à Jamerius &c à Rolland., qui à leur tour l’habillerent à leur façon, (b) Bru.nnus ne fe du ftingua d’eux qu’en dépouillant un plus grand nombre: de Livres. Par un effort fingulier dans ces tems, il fit une collection univerfelle > mais en la lifant on fenc bien que cet Auteur n’ignoroit pas le peu de mérite de ces fortes d’ouvrages qui ne demandent que des yeux &: de la mémoire. Auffi a-t!il foin de nous aver­tir, qu’il a fait fa compilation avec un efprit de criti­que. S’il faut l’en croire, il n’a adopté les idées des Ecrivains qu’il tranfcrit, qu’après s’être affuré qu’el­les étoient confirmées par l’expérience. Theodoric fut plus heureux (c) que fon Maître : en marchant fur.

(a) Roger de Parme a copié par tout A L b ü c a s i s , quoiqu’il n’en parle pas.

(0 Jamerius & Rolland ont copié Roger. Rrunnus qui leur fuccéda. , étoit né en Calabre, & fit à Padoue une Colle&ion de Chirurgie, plus ample que celles qui avoient été faites avant lui ; mais elle étoit prife fur-tout des ouvra­ges d’A lbucAsis & des autres Arabes, comme il l'avoue lui-mê­

me. Il dit cependant qu’il n’efh pas un fimple Copifte : Nam apud com - pojitionem ejus non fui promptus ad aliud , nijî ut colligeremnon folum id excipere, fed cum experientia & tione.

(r) Theodortc Moine de l’Or­dre des Freres Prêcheurs, "Chape­lain de l’Evéque de Valence, Péni­tencier du Pape, & Evêque de Cer- vie, publia fous fon nom une Col­lection tirée de Brunnus , prefque