de la Chirurgie. $r

même du quinziéme fiécle. Les Ecoles d’Italie lui avoient confervé quelque luftre j (a) mais elles n’a- voient produit que des Compilateurs, ou quelques Commentateurs des Médecins Arabes. Ce mérite mê­me fi aifé a acquérir n’avoit pas pénétré en France y nul parmi nos Phyficiens ne parut [aire des efforts pour fecouer la barbarie de fon fiecle. Ils n’eurent ni alfez de lumières pour fuivre les traces des Anciens, ni allez de force d’efprit & de bardiefle pour fe frayer

té fur les réglés de la fonte , à la Reine Blanche ; ces Médecins étoient ou étrangers, ou n’étoient point fortis des Ecoles de Paris, qui n’avoient encore nulle forme. Nous dirons la même chofe de Ri­chard l’Anglois. io p . Depuis-que la Faculté a été fondée, jufqu’au quatorzième fiéde, il n'y a eu pref- qu’aucun Médecin qui ait mérité qu’on confèrvât fon nom : Despars de Tournay eft prefque le feul qui {bit connu ; mais il n’a fait que de mi- férables Commentaires fur le Canon cTAvicenne. Il s’annonce lui-mê­me comme Expofiteur de cet ou­vrage : Ego Jaçobus Despars de Tornaco , Ad agi fier in Adedïcina Pa- rifius y expofui ad longutn totum pr't- mum librum Canonis Avicemu , inet- piens anno Domini 1432. & finiens anno 1453. Cet Ouvrage n’eft qu’une rapfodie ; c’eft un tifTu de lambeaux qui font pris de Galien, de Rhases, deHAEiABBAs : dans tout ce Commentaire on ne trou­ve que des fubtilités dignes d’un ignorant Sc,hola(ltque , plutôt que d’un Médecin.

(4) L’Ecole deSalerne commen­

ça à donner du luftre à la Médeci­ne en 1076. En 1100. on fit une compilation de la doctrine de cett® Ecole ; elle fut faite par Jean de Milan, qui la dédia au Duc Ro- ,bebt Roy des deux Siciles; Guil­laume I. & II. fes fuccelfeurs fu­rent de même les Protecteurs de la Médecine & du College de Saler- ne. BenjaminTudela , Juif, qui écrivit vers l’an 1 165. dit que c’é- toit le meilleur Séminaire de lai Médecine parmi les fils d’EDOM,. c’eft à-dire parmi les Infidèles, fé­lon les idées de la Nation Juive.- Cette Ecole avoit pour devife ces mots, Cwiras Hippocratica. L’Em-- pereur Frédéric lui accorda. beaucoup de privilèges en 1225,,. De cette fameufe Ecole, font for­tis les Médecins qui ont foutenu la Médecine, dans les tems de la plus profonde ignorance. Cette Ecole répandit quelque émulation parmi les Médecins d’Italie, & c’eft à cette émulation que nous devons les Chi- | rurgiens Italiens qui vinrent en France durant les troubles qu’ex- citerent les Guelphes & les Gi­belins.