30 Recherches sur l’origine étoit encore dans Pobfcurité j du moins n’en appef- cevoit-on à Paris que quelques faufTes lueurs, au milieu
fe avec auflî peu de fondement au fujet de Rigord Moine de Saint Denis, premier Médecin 6c Chape lain de Philippe Auguste. C’é- toit un mauvais Hiftorien , & encore un plus mauvais Médecin ; 3°. Naude’ parle de Hugues , comme d’un homme digne d'admira tion. Nous apprenons par l’épitaphe de ce Médecin, qu’il avoit enseigné bien d’autres choies que la Médecine ; mais nous n’avons aucun ouvrage , ni aucun témoignage qui dépolé en fa faveur ; il y a apparence que c’étoit un Chanoine de Sainte Geneviève , de que c’eft celui dont parle Estienne de Tournay. 4°. Ægidius de Cor- beilétoit Moine Bénédictin, félon Tritheme ; cependant il eft regardé comme un grand Médecin par Naude’ ; il a écrit en vers félon la coutume de ce temps-là, fur la vertu des médicamens ; mais Ion Ouvrage n’eft qu’un miférable Poe- me, foit pour le fond, lbit pour la forme ; car l’Auteur ne connoilfoit ni la matière qu’il traitoit, ni la mefure, ni la quantité des fyllabes. ïl n’a pas répandu plus de lumières dans fes Traités fur les urines, & Rir le pouls ; Gordon parle de ces Ouvrages. 5 °. Trois autres Médecins dont Ægidius fait mention, fçavoir Urso ,Maurus Musandinus , ne nous font guéres connus que par leur nom. Arnauld de Villeneuve parle d’URso , 5c Vincent de Beauvais parle de Maurus, 6°, Nous
| ne connoiffons pas mieux CâmpA- nus qui vivoit vers l’an 1290. &C J auquel Simon Tanuensis a dédié fon Livre intitulé : Clavis curatio - num ; nous placerons au nombre de ces Médecins obfcurs Roger de Provins , qui étoit Médecin de Louis VIII. Ce Médecin ne nous eft connu que par le cartu- laire de l’Eglifè de Paris. 7 0 . Nous connoiffons mieux Robert de Douay , Médecin de Marguerite de Provence : on fçait du moins qu’il eut le fecret de gagner affez d’argent pour fonder la Sorbonne , & qu’il fut affez fage pour ne pas écrire fur la Médecine. 8 9 . Pour ce qui eft de Dudo qui étoit Médecin de Saint L o u 1 s, & qui avoit été Curé, nous n’en connoiffons que Je nom. Voilà les principaux Médecins dont la Faculté fe glorifie ; mais elle n’exiftoit point du temps de ces prétendus Sçavans, qui ont porté le nom de Médecins dans des fiécles où la Medecine n’étoit qu’un pur Eni- pyrifme. 9®, C’eft pour cela que nous ne dirons rien de Jean de S. Am and, Chanoine de Tournay, de Ferveham , qui fut fait Evêque; de Pierre l’Espagnol, qui félon Naude’ devint Pape. C’eft fans fondement que la Faculté a voulu s’approprier ces Médecins, Le premier n’a fait que quelques mauvais Commentaires fur l’Anti- dotaire de Nicolas ;le deuxième n’eft guéres connu que par fâ dignité; le troifiéme a dédié un Trai-