de la Chirurgie. 19
giens, (a) ôc qu’elles les ont raffemblés pour former un un Corps célébré dont l’origine mérite d’ctre développée.
L’Univerfité avoit adopté les Médecins 5 mais cet honneur fut long-tems ftérile : loin de produire des Sçavansdignes d’être alfociés aux autres, il ne fut qu’une vaine décoration qui cachoit l’ignorance la plusgrof- fiére. (b) La Médecine , cet Art autrefois fi brillant
Ça ) C’eft ce que nous prouverons évidemment dans un autre endroit. En attendant nous rapporterons iciunpaffage de Pasquier: Singulièrement, dit - il, eu égard que la Faculté de Chirurgie fut déclarée faire partie de l’Univer- lité , par deux Congrégations du Reéteur en 1 43 6. & l’an 1515. je l’appelle Faculté’ de même façon que celle de Médecine ; car ainfi la vois-je qualifiée par l’Arrêt de 1351. donné fous le régné du Roy Jean ; par un autre lous le régné de Henry II, en 1541. & finalement par l’Arrêt du 16 . Juillet 1603. Nous ajouterons à ce témoignage , le témoignage même des xMédecins, tiré de leurs Regi- ftres, félon nos Mémoires. Au feuillet z 6 . du Fol. cotte C. au compte du fécond Doyenné de feu Ai. Jean Vasse en l'an 1532. font écrits ces mots : a Chirurgts quintam in hac Universitate in eirris
SUSCIPIENDIS CONSTITUENT 1 BUS
Facultatem. Reg. B.pag. 153. Dans les Alfemblées de 1 436. & de 1515 . on accorda aux Chirurgiens les Privilèges de l’Univerfité; mais dans la fuite nos Rois les leur
ont accordéscomme à une cinquième Faculté.
{b) Naude’ a été bien éloigne de croire que les premiers Médecins de la Faculté fulfent des igno- rans. Il prétend qu’elle polfédoit i des Médecins très - Içavans, même dans un temps où nous prouverons quelle n’étoit pas fondée. Voici comme il s’énonce : Neque enim prû mus & praftantiffunus fcboU veftrs jubar & neotericornm omnium priu~- ceps extitit Fernelius : mais nous avancerons hardiment que ce grand homme eft le premier grand Médecin que l’Ecole dé Paris ait produit. 1 0 . N aud b’ avance ridiculement qu’en 1 1 10. O b 1 s o Chanoine de S. Viétor , & premier Médecin de Louis le Gros , étoit Médecin de la Faculté ; d’autres ont donné aulît à cette Faculté Pierre Lombard Chanoine dê Chartres,Médecin de Louis VIL en 1138. mais il n’y avoit point encore de .Faculté de Médecine à Paris. De plus on ne peut pas protï* ver qu’ils fulfent fortis des Ecoles ! de Paris, fuppofé même qu’il y | eût eu des Ecoles en fait de Méde*- | cine. z v . On avance la même chot