de la Chirurgie. zy

gemcns qui fe dérobent a nos yeux, lexpérience qui a marqué les routes que doivent fuivre nos mains dans les opérations les plus délicates, la hardieffe heureule qui retranche des corps ce qui pourroit les détruire, lhabileté qui conduit la nature dans la guérifon des playes ; toutes ces reffources, fi précieufes à la vie des hommes, ne mériteroient-elles aux Chirurgiens que le vil nom dartifan? Eff-ce la raifon qui forme de telles. idées? Trouve-telle de laviliffement dans tous les tra­vaux des mains ? Nous di&e-telle que la dignité de~ lhomme demande quil nagiiïe que de lefprit?

On peut foutenir en général que la raifon ne dé­daigne aucun travail * r ce ne font que les ouvrages inu-- tiles ôe pernicieux aux hommes, qui font méprifables* à fes yeux. Mais fi elle nous diète que les feuls 1 travaux utiles méritent notre attention, elle ne les place pas> tous dans le même rang. Ceux qui ne renferment au­cune difficulté ; ceux qui ne demandent que de la mé­moire, des yeux 6e des mains ; ceux que produit limi­tation fécondée de ladrefle, tous ces ouvrages ne- ritent à leurs Auteurs que le nom dhabile ouvrier.- La vie même, qui eft fouvent attachée a cette efpece - d ouvrage méchanique, ne leur donne pas de reliefs Mais des Arts qui brillent defprit ôe dinvention, qui- doivent leur origine à des efforts heureux du génie 9 , qui ornent la raifon, qui lui ouvrent des fecrets impé­nétrables, qui offrent par tout des difficultés, fourni- fes feulement à lefprit, qui demandent dans leurs opé­rations lufage de la raifon la plus éclairée, une fuite. ôc une application toujours variée de principes, une. 4 etude continuelle, 6e des reffources toujours nouvelles^ -