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de la Chirurgie. derent leur procurèrent dans la fuite de grands avan­tages. Sans cet Art la Médecine qui a rendu les Uni 1 - verfités fi fameufes, auroit perdu tout fon luftre. A Salerne meme ôc à Boulogne, elle eut été livrée à Ta* vidité & a la mauvaife foi des Juifs j elle n’auroit pas produit dans la fuite les grands hommes qui ont re­levé la gloire de leur Nation. Mais les traces de ces premiers Chirurgiens qui furent adoptés dans les tems d'ignorance , fe font toujours confervees parmi les Ita­liens ; de grands génies les ont fuivies, ôc ont forcé nos Médecins meme à les approuver.

Par quelles raifons l’Univerlïté a-r’elle donc rejetté îà Chirurgie > S’il en faut croire les Médecins, dit Lan- franc , ils ont dépouillé la Médecine de ce qui pou- voit la fouiller. Les feuls travaux de Lelprit, c’eft-à-dire de vaines Ipéculations, leur ont paru clignes d’eux : la Chirurgie ne self formée que des reftes qu’ils-ont dé^- daignés. Cet Art, difoient ces Médecins fpéculatifs qui- ne connoiffoient les malades que par leurs excrémens^ cet Art n’eft qu’une Profeülion méchanique, qui eft avilie par les inïkumens même qu’il dirige. C’eft, félon- eux, cet avililfement prétendu qui a féparé des Facul­tés la Société des Chirurgiens. Or de telles raifons qui; ne font que des préjugés ridicules, font dignes de l’en­vie àc de la jaloufie qui a ofé les mettre au jour. Mais de plus elles font injurieufes à l’Univerfité > ce ne font point des apparences ou des idées vulgaires qu’elle doit, confulter dans fes dédiions, c’eft dans le fond des cho~ fes qu’elle a toujours cherché la régie de fes jugemens aufli auroit-elle adopté dès-lors les Chirurgiens, Ii elle: n’eut été entraînée par les cabales des.Médecins..