de la Chirurgie. 19
'Géographes , qui ne connoilfent les routes que par THiftoire, ou par des Cartes anciennes. Mais les Chirurgiens étoient comme des voyageurs, qui ont fou- vent vu les lieux qu’ils doivent parcourir. Il y avoit cependant deux efpeces de Sçavans qui pratiquoient la Chirurgie : quelques-uns étoient Ecclefiaftiques, de d’autres étoient Laïques. Ces deux fortes de Chirurgiens n’étoient pas Membres de l’Univerfité, mais tous en étoient Eleves, comme le remarque M. de Thou, dans fon Plaidoyer pour les Chirurgiens. Après avoir étudié les Belles-Lettres & la Philofophie' dans cette Académie, ceux qui fe deflinoient à la Chirurgie venoient dans les Ecoles où l’on enfeignoit cet Art, écouter l’expérience réunie à la théorie dans les Msduins-Cbirur - giens j il y avoit des Clercs qui vieilliffoient dans l’exercice de la Chirurgie, tandis que d’autres, las du travail des mains, cherchoient la tranquillité, ou une fortune plus affurée dans la Prêtrife. Alors ils juroient de renoncer aux opérations Chirurgiques ,(<*)& par ce ferment ils devenoient Médecins Confultans. Dans ce repos fouvent lucratif, ils pouvoient s’attacher à rUniverfi- té ; il y en eut pourtant qui ne voulurent pas perdre la liberté de fe répandre parmi les malades. Les avantages que trouvoient les Chirurgiens Ecclefiaftiques dans la Médecine clinique de dans la Chirurgie, leur paroifloient préférables aux honneurs des Phyficiens. Mais généralement les Chirurgiens étoient des Laï-
(<0 Et plufïeurs d’iceux qui exer- çoient la Chirurgie étoient d’Eglife & Prêtres , comme nous voyons par nos Regiftres. Or advint que les Prêtres h-tôt qu’ils ayoient l’Or
dre de Prêtrife, juroient qu’ils n’e- xerceroient plus la Chirurgie, ains qu’ils affi fier oient feulement aux Confultations > Regifire C. feuilles 25.
Cii