de la'Chirurgie. Ty

feulement des remèdes , fe chargeoic des dérange- mens intérieurs? celui qui fe chargeait des opérations manuelles, étoit le Médecin des maladies externes. Comme on trouvoit parmi les Romains des Médecins <v itinéraire s , on vit parmi nos Ancctres, des Méde­cins-Chirurgiens 5 mais ces deux fortes de Médecins ne trouvèrent pas les mêmes facilités en 1e préfentant a rtJniverfité.

On crut dabord que les honneurs littéraires dé­voient être attachés au célibat, (a) LUniver/îté en

Ça) Dans nos Regiftres nous trou-1 vons en plufieurs endroits que les Médecins étoient Prêtres, 8 c que] tous les Membres de rUniverfité dévoient être Célibataires. Pour ce qui regarde les Médecins, les loix ont été extrêmement bizarres. i°. Dabord les Médecins ont été Prê­tres, comme nous lavons démon­tré par le témoignage de nos Régi lires ; prelque tous étoient Chanoi­nes , il y en avoit encore quatre vers le milieu du feiziéme fiécle ; ces Re- giftres citent un ancien ouvrage le liloient ces paroles : Tune temporis medici ferme omîtes Ecclejîafhcifuere, Vol . B. feuillet 155). au revers. Du Boulay , lAuteur de lHiftoire de lUniverfité nous apprend la même choie : il parle dabord des Médecins Prêtres du onzième fiécle , il nom­me Dfrold, Fulbert, Obizo, Pierre Lombard , quil ne faut pas confondre ici avec le Maître des Sentences. Mais cet Auteur, je veux dire Du Boulay, seft imaginé que îUniverfité fubfiftoit depuis Char­lemagne ; ainfi nous ne nous ar­rêterons pas à tous ces Médecins ; ;

! nous parlerons feulement de ceu% ; qui les ont fuivis, & qui ont for­ la Faculté. Ils ont été de me Eccléiiaftiques ; on ne fçauroic reeufer le témoignage de Lan- franc, qui diflinguepofitivemenc deux fortes de Médecins, fçavoir, Jes Laïques 8 c les non -Laïques; or ces non-Laïques étoient ceux qui étoient attachés à lUniverfité. z°. Mais enfuite lUniverfité nimpofu dautre loy aux Médecins que celle- du célibat : non-feulement il nétoit pas néceffaire dembraffer létat Ec cléfiaftique ; mais de plus, dès lan­née 1305. on refufoit lentrée de la Faculté à ceux qui étoient Prê­tres; ceft ce quon voit pag. 804,. tom. 4. de lHiflûire de C'Univerftté .. Cependant la Faculté pouvoit don­ner des difpenfes & aux Médecins mariés & aux Prêtres pour exercer la Médecine. 3 Comme dans plu- lïeurs anciens Mémoires il eft dit feulement que les Médecins mariés > & les Prêtres ne peuvent pas faire des Ieélures, & ne doivent pas être Régens, on peut donc établir que- la Faculté noppofoit pas des diiB~-