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14 Recherches sur l’origine dire, que deux branches qui fortoient de la même tige, ou plutôt c’étoient deux noms différens du même Art. La Chirurgie n’étoit qu’une Médecine plus étendue ; car les Chirurgiens joignoient aux remèdes internes le fecours de la main. Ain h nos premiers Maîtres, quoiqu’ils ne fuflent pasauffi éclairés que les Anciens,furent au moins auffi hardis : je veux dire que nos premiers Chirurgiens oferent porter leurs vues fur des objets auffi difficiles, auffi vaftes 6c auffi nombreux que ceux qui avoient occupé les Chirurgiens Grecs. Pour ne p‘as affoi- blir la Médécine, nos Chirurgiens l’embrafferent dans toute fon étendue. Si les deux Profeffions furent quelquefois partagées, le choix étoit libre 6c fans limites, nulle loy navoit donné des droits, des privilèges, des reftrictions à quelque partie de la Médecine. Comme un Médecin peut aujourd’hui s’attacher au traitement d’une maladie fans renoncer au foin des autres maux* un Chirurgien pouvoit fe livrer uniquement aux opérations de la main ,fans perdre des droits qu’il avoit fur les maladies internes. Parmi ceux quife partagèrent les diverfes parties de la Médecine, celui qui confeilloit
r E , étoient des Médecins de Paris j félon N A u d e’ ; or par le témoignage de Guy deChau- l i a c , par nos Régiftres, par nos Tablesfunéraires.ileft évident qu’ils étoient Chirurgiens ; ainfiles Chirurgiens de notre Société étoient de vrais Médecins félon Naude’. i °. L A N f R A N c ne trouve d’autre différence entre les Phyfî- ciensdefon tems&les Chirurgiens, que celle que formoient les opéra
tions ; les Phyjîciens , dît-il, ont la'tjfé aux Laïques les opérations mamelles . Perfonne , fèlon-lui, ne peut être bon Médecin s’il n’eft Chirurgien , & nui neft bon Chirurgien s*il n’eft Médecin „ 2°. Nos anciens Mémoires font exprès là-deffus... . Les Chirurgiens
étoient anciennement Médecins.
& feuls étoient eux qui exerçoient la Chirurgie de ce tems-Ià. Regiftres de S. Corne , vol. C.fol. i 5.
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