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époque du Régné de ;L o u 1 s VIII. Quoi qu’il en Toit, les difputes qui s’élevèrent fur le projet même de cet établiflement lui donnèrent des bornes fort étroites. (a) Nous trouverons lafource de ces troubles & de ces difficultés dans les diverfes fortes de Médecins, qui demandoient d’être adoptés par l’Univerfité.
Jufques-là, la vanité ou la pareffe n’avoient pas établi la ridicule diftinétion de Médecin & de Chirurgien : ( b ) la Médecine ôc la Chirurgie n’étoient, pour ainfi
(a) La Médecine a paru incompatible dans tous les tems avec l’état Eccléfiaftique; mais l’ignorance grodîere du douzième fiécle, & des précédens, étoit caule qu’on tolé- roit fouvent un tel abus ; on ne fera donc pas étonné qn’il fe foit élevé des difputes fur l’aflociation des Médecins à l’Univerlité , laquelle dans les commencemens n’étoit en général compofée que de Prêtres ; mais ce qui eft de certain , c’eft que les. Médecins laïques firent des efforts pour entrer dans l’Univerfité. Voyez dansl’Hiftoire de cette Académie , les repréfentations de ces Médecins pour qu’on leur ouvrît les portes de la Faculté : telles furent, par exemple,les repréfentations d’un nommé Marla. Mais après toutes les dilcuflïons qu’excita cette matière , on s’obftina à ne recevoir dansla Faculté de Médecine que des Prêtres ou des Célibataires : Ce fut cette loy impo- fée aux Médecins , qui donna à la Faculté de Médecine les bornes fort étroites dont nous parlons ici.
( b ) On ne trouve nul monument qui prouve que la Médecine & la Chirurgie ,fuffentdeux profeflions féparées avant l’établilfement de l’Univerfité & de la Faculté ; les noms de Chirurgiens & de Médecins fubfiftoient, il eft vrai , fous P H 11. 1 P p e-A u g u s t e ; car Guillaume le Breton nous dit dans fa Philippide, Apportant Med ici fomenta ,fecantque Cbi- rsirgt. Mais il n’eft point queftion ici. de Médecins - Spéculatifs ou de Médecins-Confultans, tels que les Pbyficiens ou les Médecins d’au» jourd’hui. Ce Poëte ne parle que de fondions manuelles ; fçavoir , des opérations & des panlèmens, lëcours qui dépendent tous de la Chirurgie. Il ne s’agit donc ici que de Chirurgiens défignés fous diffé- rens noms. On étoit fi peu accoutumé àdiftinguer le Chirurgien du Médecin , que les Médecins ont pris nos premiers Chirurgiens pour des Médecins de la Faculté. Ils regardent Lanfranc comme un Médecin de Paris ; Hermon- DAYILLE & l’ArGENTIE-
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