de la Chirurgie. 5

l’Univerfité. Enfin leur néceffité & leur autorité leur ouvrit l’entrée dans l’Académie : on crut avec rai- Ton que des Loix qui font fi néceflaires pour réprimer la licence, dévoient être enfeignées dans l’Univerfité.

L’Art qui avoit pour objet la guérifon des mala­dies internes , ne trouva pas un accès facile dan* rUniverfité: foit qu’il parût peu utile, ou douteux, foit que des raifons inconnues, ou des préjugés en euflent éloigné les efprits, il fut rejetté avec mépris. Malheureufement pour le Public , ceux qui le. pro- feffoient, ne dévoient pas trouver d’injuftice dans cette exclufion. L’Univerfité n’étoit ouverte qu’à l’é­tude des Sciences 6c aux Arts éclairés par des prin­cipes. Les premières lueurs des Sciences qui fe ré­pandirent dans Paris ne l’avoient nullement éclairé > ( a ) cet Art fi noble 6c fi curieux étoit avilli par l’ignorance, des Empiriques qui s’en étoient emparés: ( b ) il étoit prefque abandonné à des femmes, à des

eu dans les commencemensde l’U- niverfîté , ni long-tems après, une Ecole confiante de Droit Civil : on peut donc encore aflurer que cette Science paroiffoit étrangère à l’Unrverfité.

(a) Les efprits curieux & déliés, félon Pasqüîer, ne firent état de la Médecine qu’on exerçoit d’ancienneté en France , que com­me d’une Médecine Rurale dont on ne pouvoit rendre raifon , & en laquelle il y avoit beaucoup plus de hazard que d’art ; Pasqüîer, p. 818. H faut pour bien entendre cela diftinguer diverfes époques de la Médecine Françoife : i°. Avant P H 1 l 1 p p e-A u g u s t E la Mé­

decine étoit telle que P A s Q U 1ER. le dit, & telle que nous la dépei­gnons : par conféquent elle ne mé- ritoir que du mépris , & elle ne pouvoit pas prétendre d’être reçue dans l’Univerfité. G’eft de cette Médecine , que nous difons qu’el­le fut rejettée avec mépris. 2 0 .Nous ne parlons ici que des commence- mens de l’Univerfîté , c’eft-à-dire de ces tems qui précédèrent le Ré­gné de P hilippe-Aügus* t e ; car fous ce Prince l’ancienne Médecine Grecque ou Arabe , de non pas la Médecine Françoife dont parle Pasqüîer, commença à s’introduire dans l’Univerfïté.

(4) En cette France nous ne

* A iij