de la Chirurgie. ^

clefiaftiques, en les deflinant à lexplication des Poètes &c des Philofophes. Ce ne fut pas feulement dans la curiofîté quils trouvèrent des motifs pour un tel éta- bliffement ; les Arts & les Belles-Lettres leur parurent les premiers degrés qui élevent lefprit, 6c le préparent aux Sciences fublimes.

LUniverfité eut le fort de tous les nouveaux éta- bliffemens ; leurs commencemens font toujours une efpece denfance} les plus parfaits ne font en naiffant que lébauche de ce quils doivent être. Les premiers efforts de ceux qui commencèrent à sappliquer aux Sciences, diffiperent lignorance grofliere } (a) ils ouvrirent des routes épineufes : mais ces routes ne conduifirent guéres qua la ( b) Théologie. Cette Scien-

(a) On nenfeigna que les Belles-

Lettres & la Philofophie dans les premiers tems de lUniverfité ; ceft- à-dire, que la Faculté des Arts a été la première & la feule durant quel­que tems. Ceft ce que lon peut conclure du témoignage de Ro­bert Gaguinus , qui dit dans une Affemblée de lUniverfité tenue en 1 4 8 4. jQuemque , fcilicet Dod.orum, intelligere eam Facultatem artium ejfe, qu£ pfcima fuiffet in fludioParijïen- ,ft. Suivant lHiftorien de lUniver- fité, cette Faculté, tn commentants Nationis Germanicavocatur principa- l'tor & cœiera adventitia . in Sé­

nat us-confulto , Fheologia dicitur pri- mariœ additionis.

( b) La Théologie fut la premiè­re Faculté qui fut féparée de la Fa­culté des Arts, in Senatus -confulto, dit iHiftorien de lUniverfité, Theo- logïa dicitur primariœ additionis i cela ne prouve pas cependant que parmi

les Profeffeurs des Arts, il ny eût auparavant des Profelfeurs en Théologie qui étoient compris dans la Faculté des Arts. Ainii ce que nous avançons ici,quand nous difons que les premiers efforts des Sçavans fe terminoient prefquentiérement à laThéologie.efî très-vrai. Rigord nous apprend que quoiquon ne né­gligeât pas les autres Sciences, fer - ventiori tamen deftderio facram pagi - nam & Tbeologiam docebant. Or fi cela étoit ainfi, lors même que lU- niverfité commençoit à avoir quel­que éclat, nen étoit-il pas de même à plus forte raifon, dans, les premiers tems lon cultiva les Sciences ? On na qu a examiner les anciens monumens, pour voir que les autres Sciences étoient fort négligées » quoiquelles fulfent cultivées par quelques hommes qui eurent de la réputation.