% Recherches sur l’origine
1er les commencemens 8c les progrès de la Chirurgie (a),..
L’Univerfité ne doit fa naiffance (b) qu’au zélé des Evêques 8c des Chanoines (c) de Paris. Lorfque la barbarie avoit étouffé toutes les Sciences, elles trouvèrent un azile parmi eux -, ils en conlerverent au moins le fouvenir, ils en montrèrent les traces, ils excitèrent l’émulation, en propofant des récompenfes à ceux qui auroient le courage-de s’ériger en maîtres y ils ne crurent pas Paire un ufage profane des biens Ec-
(a) Les Facultés-de Théologie, de Droit, de Médecine, des Arts, font les anciennes Sociétés qui forment l’univerfité; elles font forties des anciennes Ecoles de Paris, dont on va parler dans les notes fuivan- tes : par confisquent elles ont la même origine. La Société des Chirurgiens qui n’eft point aggrégée à l’U- niverfité, vient de la même fource que la Faculté de Médecine ; c’eft ce que nous prouverons évidemment dans la fuite.
{b) L’opinion qui attribue à Charlemagne la fondation de PUniver- fité, eft une opinion qui n’a aujourd’hui pour défenfeurs que des ef- prits qui trouvent des réalités dans les conjectures les plus frivoles. Il ne s’agit pas de fçavoir fi depuis le tems de Charlemagne, il y a eu des Sçavans ou quelque apparence d’E- coles dans la Ville de-Paris 5 il s’agit de fçavoir fi l’Univerfîté a été de puis le Régné de ce Prince telle qu’elle eft aujourd’hui. Or rien ne peut prouver une telle origine ; les raifonsdepASQuiERnousparoifîènt fans répliqués, malgré les fçavans efforts qu’a fait l’Hiftorien de l’U- niverfïté, Mais ce n’eft pas ici le lieu
! d’étaler ces raifons. j (c) Nous ne difbns pas ici que les Chanoines feuls ayent fondé l’U- niverfité telle qu’elle eft ; nous fça- vons que les Capitulaires de nos Rois 8c les Conciles ordonnoient aux: Evêques d’élever des Ecoles » pour y faire enfeigner la Religion 6c | les Humanités ; mais il eft évident,
J i°. que dans PEglife de Paris, il y I avoit des Prébendes deftinées à J ceux qui enfeigneroient les Belles- j Lettres 6c la Théologie. 2 0 . Que I ces places n’étoient deftinées à un | tel ufage que du contentement du j Clergé , 6c qu’elles n’étoient rem- I plies que par fon choix. 3 °. Que les j Ecoles de Paris ont pris leur naiffan- I ce à Notre-Dame, à l’Archevêché 5 c aux environs. 4 0 . Que les Chanoines de Paris ont été les principaux Profeffeurs dans les premiers progrès des fciences. 5 Q . Que c’eft de ces Ecoles que s’eft formée l’Univer- fité. 6 On peut donc reconnoître les Chanoines de Paris, comme les premiers Auteurs de l’inftitution de l’Univerfité. 7®. Les Rois 8c les Papes, ont enfuite autorifé la forme de PUniverfité, lui ont donné des privilèges, 6c en ont été les appuis..