tialitc; quil eut fait quelques omiffions de formalités: pofons même quil fe fût manqué à lui-même , en avançant des choies qui ne paroif- foient pas nettes & claires, eonvenoit - il à la grandeur dame, <3t la- nérolité dun Prince, de fe fèrvir de toutes fortes de moyens, même de voies illicites, pour laccabler par le force , en faifànt lui - meme fon accufatcur dire# & formel, fur des foupçons 8c conjectures? Les Princes ne font - iis pas faits pour imiter l'indulgence divine, & pour couvrir autant quils peuvent les foibleffes 8c les fautes de ceux qui leur- font inférieurs en rang & en puiffance? Ne pourrait * on pas relever ici, ce que certain Minière dit à fon Prince: Un homme tei que vous ne doit jamais croire légèrement le mal quon lui rapporte, encore moins doit-il fe faire l'accufateur ou fe porter à des voies de fait fur de fimples foupçons, & procéder à condamner & à punir: Si par malheur il faut y venir, ce ne doit être, que quand la vérité a fait lui- re fon flambeau dune façon invincible, & quil ne refte plus dautres moyens 8c expédiens pour fauver ou ramener le coupable,

Que le public juge maintenant entre la conduite de la Régence & entre le Comte de Wartensleben: tout de différent méntoit - il cet éclat & ces affiches? ny avoit-il pas des mefures décentes à prendre, pour saffurer la Succeffion de Mad : de Goerz contre la prétendue rapacité dont on foupçonnoit, 8c que lon attribue au Comte?

Mais que dirait l'auteur Heffois fi le Comte, auflï peu modéré que lui, rispofloit par des apoftrophes, que méritent tous ceux qui com­me lui, ofent dire , écrire ou penfer fur de fimples foupçons, quil a falfifié 8c voulu sapproprier lhéritage, ou senrichir des dépouilles de la fondation : quil a porté des bagues, ou ufé de quelquautre pièce précieufe de cette Succeffion : lui, & ceux qui lui reffemblent neffu- yroit au fond que la peine de la retorfion quils méritent & que les loix permettent j mais le Comte , qui fent ce que vaut un honnête homme

à côté