Le Congrès des Betes.

Aicc de la Caufe, que j’entrepens de foutenir, ne m’avoient infpiré l’efpérance de réuQïr, je n’aurois pas ofé mefurer mes Paroles avec cel­les du Majeflueux Orateur qui vous parle ici contre nous. Il eft verfé dans l’art d’/mouvoir les pallions pendant que je ne fuis en état que de dire la vérité. . ^

VAne. C’eft tout autant que de me don­ner un démenti. Par Bleu Mr, que penfcz- vous dire ?

Le Renard, Votre Excellence voie l’embara£ où je me trouve* • '

Le Bouc . L’infulte me regarde plus qu’un autre. Monfieur , je fuis porté à croire que i Vous oubliez l’endroit ou vous êtes, 8c le refpeét qui eft du à un Médiateur,

L?Ane. Je fais que je luis devant un vieux Bouc, Je ne. vous ai recherché, ni fouhaité pour Médiateur dans mes affaires: fi vous êtes fâché que j’aye tenu un mauvais disboiirs en ventre préfence, plutôt vous vous démettrez de la Média- I tion 8c meilleur ce fera. Je. vous le àié 8c je

1 vous le répété , j’ambimerai tous les Fils de

P.... qui oferooLm’affronter, quand meme tou­te la race etiebrnée s’en mélëroit (le Cheval lui parle a l’Oreille) Je vous en prie , nè ine parlez pas de toutes vos politeffes , 8c de ma­niérés de Cour. ' Un Menfôrigè efV iih mên- jfonge, foit qu’ilToit fait en préfence d’Un Mt? ditah’ur, ou bien d’un Maquerau. La place

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