4.G Le Congres des Bêtes*
ques gens qui portent aujourdhui la quetië bien haute.
Le Singe , Hola \ A préfent que vous parlez de Queue, je vois que vous eu avez deux , é- pargnez en une pour votre chere ‘ligreffe , qui a perdu la fienne, Hé, hc.
U Ane . Je vous a vois cru capable d’affaires, mais je m’aperçois que vous êtes un difeur de rien.
Le Singe . Parce que je n’écoute pas vos vaines proportions, qui ne font que l’ombre de ce que vous avez été en force de Corps Ôc d’E- Jprit. Vous ne voyez pas le changement qui eft arrivé dans votre perfonne, vous n’apperce- vez pas que vous êtes devenu maigre , quoique perfonne ne vous regarde fans f’en apperce* voir ; vous n’envifagez pas que votre efprie eft énervé , quoique cela foit fenfible à ceux qui T’entretiennent avec vous* Au furplus ce font là les effets des peines que vous vous dons- nez pour la Balance ; & enfin c’eft parce que vous ne ceffez d’être dans le IVard, ou dépendance de mon Voifîn le Cheval .
L'Ane. Monfieur, de la façon dont je prens ceci, cela ne vous convient pas > & je ne le
foufrirai pas.
Le Singe . O , prenez garde, je vous prie, de ne pas tomber fî vous levez le pied pour corriger ma violence. Hé, hé,
VAne* CçU n’eft pas fupporublç. Comment