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la cornée transparente; les ophtalmies chroniques; la surdité rhumatismale; les goëtres et tumeurs glanduleuses de toute espèce ; les migraines ; les tics douloureux et convulsifs ; les douleurs de dents ; l’atonie des divers organes ( lorsque ces maladies ne proviennent pas d’une lésion organique ou de la présence de corps étrangers) •
Les observations de M. Keil relatives à la curation de ces maladies, par la puissance de l’aimant, sont constatées par les premiers médecins et professeurs d’Allemagne (ainsi qu’il est établi par des pièces justificatives qui lui ont été délivrées). D’autres observations non moins dignes de remarque ont, en dernier lieu, été faites en France sur un grand nombre de personnes notables , ainsi que dans les hôpitaux de la Pitié et de VHôtel- Dieu de Paris, où M. Keil a (sous les yeux de MM. les professeurs Serres et Husson ), fait, avec le plus heureux succès, l’application de ses aimans à des malades atteints d epilepsie , de paralysie et de violentes et anciennes douleurs rhumatismales.
Les aimans de M. Keil (dont l’un est d’une force d’attraction de 5oo livres), ont été soumis à l’Institut de France. Une Commission de cette illustre compagnie, composée de MM. Serres, Dulong et Arrago, ayant été chargée d’examiner ces aimans et d’en constater la puissance physique et médicale, c’est au nom de cette Commission que déjà M. Serres, médecin en chef de la Pitié, a commencé ses expériences dans cet hôpital, ainsi que l’on vient de le rappeler.
Etant sur le point de se rendre en Hollande et en Angleterre, où il est appelé pour faire l’application de ses aimans ,M._Keil n’a pas voulu que les médecins français, dont il a reçu un si noble accueil, fussent privés d’un moyen médical aussi énergique.
C’est pour cela qu’il a cru devoir communiquer tous ses procédés à deux praticiens distingués, M. le D r Fabré-Palaprat, médecin de la Faculté de Paris, membre de la Légion-d’Honneur, directeur-général de la Société médico-philanthropique, associé de plusieurs Académies, déjà si honorablement connu par des travaux importans (i) sur V application de b électricité et du galvanisme a la médecine, et notamment sur le moyen si ingénieux et si digne d’attention, de faire parvenir des substances médicamenteuses directement dans le corps, et jusqu'à la partie malade, a l'aide d'un simple courant galvanique, sans faire passer ces substances par les voies alimentaires, et sans recourir à la méthode endermique ( 2 )
(1) La Société des Sciences physiques et chimiques a décerné à M. Fabré-Palaprat la grande médaille d’or , pour ses importans travaux sur l’application de l’électricité et du galvanisme à la médecine (i83o).
(2) Voyez l’ouvrage que M. Fabré-Palaprat a publié sur l’application de l’électricité galvanique à la médecine ; in-8°, 1828 ; et le Mémoire qu’il a lu en dernier lieu à l’Institut de Fiance.