Descr. d’un Télégraphe électrique. 35 '

11 lni semble d’ailleurs, que pour l’indica­tion des mots , le procédé par dégagement des gaz l’emporte de beaucoup sur l’étincel­le ; car , i°. on peut prolonger le dégagement clu gaz à volonté ( vingt ou trente secondes ) pendant des mois en entier , tandis que l’étincelle électrique n’a aucune durée sen­sible; elle échappe aisément à l’œil en plein, jour, tandis que le développement du gaz se voit aisément à toute heure.

L’étincelle électrique ne peut indiquer qu’un signe à - la - fois : le gaz en montre deux.

La manutention de l’appareil destiné à produire cette étincelle est beaucoup plus difficile que celle de l’appareil voltaïque : la première demande un air sec, une cham­bre chauffée, un homme qui tourne la ma­chine , etc. Une pile de Volta très-ordinaire, quelque temps qu’il fasse,, et quelle que soit la température de l’air ne manque jamais de produire le développement du gaz.

Si l’on compare ensuite le télégraphe Vol­taïque à celui actuellement en usage, on remarquera , dit l’auteur , que le premier est indépendant de la lumière du jour, qu’il peut servir de nuit et à chaque instant ; sans exiger cependant une surveillance trop in­commode. Il suffit qu’il y ait quelqu’un à

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