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à Saint Germain en Laye le troi- fiéme jour d’Aouft , l’an de grâ­ce mil trois cents quatre vingts & dix , & le dixième de noftre Régné. •

Ainfi figné , Par le Roy en fon Confeil , L. B L A N C H E t y & eftoit efcript au dos d’icelles ce qui s’enfuit : Publiées en jugement ou Chaflelet de Paris , le Lieutenant tenant le Siégé le Mercreày xvij. jour d’Aouft Van mil trois cents qua­tre vingt & dix. J. de Fontenay ; publié foujffamment es lieux accou- ftumez- a faire crir , par Jehan Le­maire Crieur du Roy noftre Sire, le Samedy vingtiefme jour d’Aoufl l'an quatre vingt & dix. J. L e-

MAIRE.

Collation faite à l’original foellé en cire jaune à (impie queue , qui fut rendu au Doyen de la Fa­culté de .Médecine , M e Thomas Blanchechappe. Ainfi figné , J. Le- begue. .. ■ f;

Du Livre rouge vieil du Châ­telet , fol. 5? i.

Hiftoire de l’Univerfité par Du Bouiay , tom. IV.pag. 673 .

Les Médecins ont ofé avancer dans un Mémoire que ce que les Chirurgiens ont dit fur l’antiquité des Chirurgiens François, n’étoit qu’un tiffu de fables ; ils ont atta­qué même la vérité des citations ; nous en appelions fur cela au Ju­gement des Sçavans. Des efprits, qui* ne feront pas 'aveuglés par le préjugé , verront certainement que : ce que nous avons dit fur les Mires , s’accorde avec les Mo- numens hifioriques. Les Méde-

S U R L’ORIGINE cins font forcés d’avouer qu’on a entendu indifféremment par ce mot ) les Médecins , les Chirur­giens & les Apoticaires ; ils au- roient parlé plus jufte, s’ils avoient dit qu’on ne donnoit un tel nom qu’à ceux qui étoient en même tems Médecins , Chirurgiens & Apoticaires. Ils ne prouveront ja­mais qu’on ait appellé Mires les Médecins fpéculatifs ou Phyfi- ciens , for tout ceux qui fe font formés dans fyniverfité.

Mais ce n’eft pas la foule er­reur qu’ils ayent avancée avec confiance ; quelques Phyficiens ont été employés auprès des Rois & dans quelques cas extraordinai­res : de-là ils ont conclu que ces Phyficiens ailoient vifiter les ma­lades chez eux ; tandis qu’il efir confiant qu’ils étoient prefque tous bornés aux confoltations qu’ils donnoient fur l’infpedion des uri­nes ; ils n’ont pas fait difficulté de Soutenir que des Moines & des Prêtres qui exerçoient la Méde­cine auprès de quelques Rois a- vant l’établiffoment de l’Univer- fité , étoient Dodeurs de la Fa­culté. Nous ne parlerons pas ici des autres allégations , des falfifii- cations , de menfonges groffiers qui fo trouvent dans le même Mé­moire. Ce qui eft fingulier , c’eft qu’ils citent comme des Arrêts des Cours Souveraines les Ades de leurs Régiftres , comme fi ces Ades flétris par leur fauffeté, qu’on a démontrée au Public , é- toient des Monumens authenti­ques.

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