de la Chirurgie.' 38$

011 a formé une Affemblée des hommes les plus éclai­rés dans notre Art ; ces Chirurgiens ont commencé à réunir les faits que lexpérience leur a préfentée *, ils ont joint à cette expérience celle de tous les autres Chirur­giens François. Mais ils nont pas été de fimples com­pilateurs de faits ; de tels Ecrivains ne font que trop nombreux, & leurs efforts fe réduifent prefque tou­jours a des répétitions inutiles. Lufage quon peut tirer des faits & des expériences, occupera fur-tout notre Académie. Cefl: dans cette fource quelle cherchera des principes, de nouvelles méthodes, les bornes ou létendue des préceptes. Telles font les vues de M. de la Peyronie dans létabliffement de lAcadémie de Chirurgie > elles font encore mieux expofées dans* les Mémoires qui font le premier fruit des travaux de- cette illuftre Compagnie.

Cet Ouvrage fi utile au, Public me fera pas infru- étueux pour les Chirurgiens» cefl le zélé, 1 émula­tion, lapplication aflidue quiavoit arrêté la décadence" de notre Art dans les troubles qui lavoient obfcurci^ ce nétoit que par de femblahles efforts quon pouvoir lui rendre fon éclat. Nous nentreprendrons pas ici dapprécier nos travaux : notre témoignage, quoique jufte, pourroit paroître fufpedj nous avouerons ce­pendant que cefl: avec confiance que nous les foumet tons au jugement des Sçavans *, nous devons à leftime* quils ont accordée a nos Mémoires des bienfaits qui> nous dédommagent de nos peines. Le Roy a jetté des regards favorables fur un ouvrage qui efb fous fes* aufpices & de fa libéralité. Sa Majesté a crû que*

la Chirurgie méritoit dêtre rétablie dans fon ancien*

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