3s 8 Recherches sur l’origine
Tels furent les premiers exploits des Médecins. Mais ces malheurs ne les découragèrent point : rebutés du Public ôc des Chirurgiens , ils réfolurent de faire un dernier effort auprès des Tribunaux, en réunifiant > comme nous l’avons dit, toutes leurs demandes qui avoient occafionné tant de Procès. Ils prétendirent donc, i °. Que les Chirurgiens deVoient apprendre leur Art dans les Ecoles de Médecine . i°. Que les afpirans dévoient être injcrits fur le Rjgiflre du Doyen, y. Que les Médecins dévoient préfider aux Affemblées des Chirurgiens > lorfque les élèvesproient examinés ou reçus . 4 0 . Que les Chirurgiens ne pourraient inflruire leurs élèves fur la théorie de la Chirurgie . 5 °- Qp£ l ss Docleurs dévoient afliper aux différions ana - tomiques que feroient les Chirurgiens , & que ces DoEleurs proient les explications convenables a ces dijpéîions , 8cc.
Toutes ces prétentions étoient véritablement aufii nouvelles que ridicules. Les Médecins demandent modeftement à s’ériger en Maîtres abfolus d’un Art qu’ils ignorent, à maîtrifer les Chirurgiens dans un lieu que le zélé &: la libéralité de nos Maîtres a con- facré à la Chirurgie. Nos plus grands Profeffeurs ne doivent plus ouvrir la bouche fur les principes d’un Art, dont ils connoiffent feuls tous les myftéres. Ces hommes fi éclairés doivent écouter feulement des Médecins qui ne peuvent parler fur cet Art, que d’après l’imagination. Dans les différions, ils doivent feulement étaler par l’ordre d’un Médecin les parties du corps humain, fe borner à l’ufage des yeux 6c des mains. C’efl a ces ridicules prétentions que fe rédui- fent exactement toutes les demandes des Médecins : ■voici les raifons que nos défenfeurs ont oppofées à de tds excès 6c à une telle jniufUce.