de la Chirurgie.
IIS
ils
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fuffent dignes d’être reçus parmi les Maîtres de l'Art. L’Arrêt parle donc de deux chofes entièrement différentes, dont l’une étoit le moyen, & l'autre la fin; .c’eft-à-dire des exercices Ôc des examens, des exercices permis, établis, deftinés pour les examens. Voilà donc les Chirurgiens érigés en Profeffeurs particuliers ; non pas en Profeffeurs qui ne pouvoient que parler en confultant leur mémoire ; mais en Profeffeurs qui pouvoient lire leurs écrits, qui pouvoient les diéler. L’objet de leurs leçons ne fut nullement limité» il demeura par conféquent auffi vafte que l’objet de toute la Chirurgie? c’eft-a-dire que les leçons pouvoient s’étendre fur laftruéture des corps, fur l’ufage de leurs parties, fur toutes les maladies externes, fur leurs remèdes, foit intérieurs, (oit extérieurs : en un mot l’école ne lut pas, quant au fond, différente de ce qu’elle étoit avant l’union; les exercices furent les mêmes, on y en- feigna comme auparavant la théorie de l’Art; mais les leçons qu’on y faifoit lur cette théorie étoient autrefois des leçons publiques; & félon l’Arrêt du Parlement elles doivent déformais être particulières : c’eft là le feul changement que cet Arrêt porta dans les exercices, c’efi; là la feule chofe que les Magiftrats accordèrent à l’Uni- verfité ; encore cette défenfe d’enfeigner publiquement, ne fut-elle pas fans bornes. Une telle défenfe, c’eft-à-dire une défenfe abfolue auroit été pernicieufe; car fi on n’eût fait des leçons, les connoiftinces des Chirurgiens auroientété renfermées dans leur Société*; elles auroient donc été cachées à tous les éléves étrangers, &: à tous ceux qui fe feroient deftinés pour les Provinces. Mais pour ne pas répandre l’ignorance Ôc
Vu