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de la Chirurgie. 335

pas étrangers aux Arts libéraux, ôc qui 11e font pas incompatibles avec les titres 6e les décorations de l’U- niverfîté, comme le Parlement l’a décidé formelle­ment dans cet Arrêt en faveur des Chirurgiens.

Mais ce ne fut pas à la privation des feuls titres fcholaftiques, que l’Univerfité borna fes demandes y elle voulut enlever aux Chirurgiens les apparences même de Faculté attachées à leurs exercices 5 elle de­manda donc que les leétures, les théfes, les difpu- tes fuftent interdites dans les Ecoles de la Chirurgie.

Cet objet exigeoit plus d’attention que de vains ti­tres de l’Ecole, titres fouvent accordés à l’ignorance; il s’agifloit de l’inftruétion des éléves en Chirurgie, l’Art qu’ils apprennent efb aufh difficile que néceffiaire ; iL eft formé par une longue fuite de préceptes 6c d’ob- fèrvations : il faut donc que les Chirurgiens appren­nent méthodiquement les principes de leur Art ; il eft donc néceffaire qu'ils les puifent dans la doélrine des Maîtres qui leur peuvent fervir de guides, 6c leur applanir les routes. Or, ces Maîtres ne pou voient pas* être les Médecins, ils n’avcient jamais enfeigné que la Chirurgie permife aux Barbiers ; du moins ne devoient- ils pas étendre leurs leçons fur d’autres fujets. Enfin ce qui prouve évidemment que les Médecins ne fçauroient nous apprendre les préceptes de notre Art, c’eft que l’exercice qui en eft le premier Maître leur eft interdit,, 6c par conféquent le fonds de la Chirurgie leur eft in­connu. Au contraire dès le commencement de leur in~ ftitution, les Chirurgiens avoient le droit d’établir parmi eux desProfeffieurs. Dans la fuite leur école s’eft tou­jours ioutenue avec éclat : lts Chirurgiens étoient donc