i5>o Recherches sur ï/orïgxne » qu’il remit la Chaire Royale en Chirurgie, ôc la reiî- » dit à Akakia pour en couronner Pierre Seguin, » qui étoit en effet un des plus accomplis de fon tems, » plus que propre Ôc très-digne de remplir une telle » Charge, autant laborieufe qu’honorable. Et de vrai » l’eftime ôc réputation de Pierre Seguin étoit dès » lors en fi haut dégré, tant pour la Médecine abfo- lument que fpécialement pour la Chirurgie, que la » jaloufie fe forma entre les deux Profeflions ou Chai- 33 res Royales, ôc il y eut comme débat entre elles à *> qui emporteroit l’illuflre Seguin ôc le poflèderoit » feul, entièrement ôc folidairement. Mais Page ôc ca- »> pable qu’il étoit, il les fçut bien accorder, ôc leur »> donner pleine fatisfaébion ôc contentement, fe don- » nant volontiers à toutes deux, ôc les époufant fuc- » cefïïvement, comme jadis le Patriarche Jacob épou- » fa les deux fœurs, Lia ôc Rachel, filles de Laban, à >3 quelques années l’une de l’autre. Car le laborieux » Seguin époufa en premières noces Lia, (ce mot hé- » breu fignifie laborieux ôc agiffant ) c’eft-à-dire qu’il
nette ou clochette* & feflé fon timbre ou lès cymbales contre f Oracle de la vraie Philofophie, Aristote. Toutefois un Révérend Pere Jéfui- îe, fçavant, fubtile, le Pere Antoine Sirmond , en fa Démonflration de l’immortalité de l’Ame, addition i. lèéh 3 . 4. lui a fait la charité de le difcipliner & châtier, le réfutant très-do&ement 5 ut Campanella J'ape- ret pofi verbera , & à religiofo dottif- fimoque homme comptas , mentiri & fdlumniari dejtneret y neque deinceps $am abjurdè dejîperet , Il a été aulfi
repris & convaincu d’un do&e Pro- felfeur Royal en Mathématiques, de la propofition qu’il fit mettre en gafetce, que le Soleil étoit approché de la terre de cinquante-cinq mille lieues, en la nailfance de Monfei- gneur le Dauphin alors, & maintenant Louis XIV. ce qui étoit ridicule & tout faux ; lui-même l’ayant interprété poétiquement. Mais laifi fons Campanella indigne d’être nommé entre les Sages & vrais Phi- lofophes.