de ia Chirurgie, 2.85
foulmon. On y trouve une defcription fort détaillée du larynx, ôc il reprend Riolan fur ce qu’il avoit dit des cartilages ôc des mufcles de cette partie.
Sa théorie fur la Bronchotomie eft foutenue par deux exemples de cette opération qu’il avoit faite deux fois avec fuccès, entre autres fur un homme qui avoic reçu vingt-deux playes en différentes parties du corps, 6c qui étoit menacé de fuffocation; il lui fit la Bronchotomie ôc le guérit en trois mois. Le Parlement s’étant intéreffé à la conlervation de cet homme, ordonna à Habicot de le panfer feul.
On trouve dans ce même ouvrage, à l’occafion des playes de la gorge, deux autres faits notables ; l’un roule fur un Officier du Roy, qui eut la trachée-ar- tére prefque entièrement coupée en travers * ôc l’œfo- phage à moitié, ôc qu’HABicoT guérit en fix femaines*
L’autre contient l’hifto'ire d’une fille bleffée d’un coup de feu qui intéreffoit le larynx ôc les mufcles du col* la baie brifant à fa fortie l’angle inférieur de l’omoplate dextre 5 cette cure eft extrêmement fingu- liere par les moyens qu’HABieoT mit en ufage, ôc la maladie ne l’étoit pas moins ; car la fille étant guérie^, fut deux ans entiers en aphonie, enforte qu’on ne l’entendoit parler qu’en mettant l’oreille contre fx bouche, ce qui ceffa lorfquelle eut été mariée qu'elle- eut eu un enfant .
Habicot ayant été employé à la fuite des Armées*, aux fiéges des Villes, à l’Hôtel-Dieu de Paris ôc durant- les guerres civiles, il devoir vraifemblablement être 5 recherché dans les grandes oecafions > ôc entre uit grand nombre de grandes cures qu’il fit, on trouve: