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lui confièrent les affaires les plus épineufes, & elles le chargèrent de leurs intérêts ; ce grand homme les défendit au Parlement. Dans cette défenfe, il brilla également par fon courage ôc par fon éloquence ; deux de fes difcours entraînèrent tous les fuffrages. On vit alors que les beaux Arts nourriffent l’éloquence en exerçant l’efprit, qu’à fon tour elle leur prête un nou­veau luftre qu’ils n’ont pas en eux-mêmes. Enfin d’Am- boise las du travail des mains, donna umexemple qui mérite d’être fuivi. Son efprit s’étoit enrichi des con- noifTances de notre A.rt; étant avancé en âge, il porta fes r.icheffes dans la Médecine. La Faculté reçut ce grand Chirurgien avec applaudiffement y mais il ne

f )erdit jamais fon premier goût pour la Chirurgie quL ui avoit donné tant de lumières, même fur la Méde­cine. Il brilloit dans les Affemblées des Médecins, ôc il fe faifoit également admirer dans les Affemblées des Chirurgiens, parmi lefquels il n’a jamais ceffé de venir; prendre fa place.

Ces Ecrivains dont nous avons parlé 11e font pas les- feuls qui ont éclairé notre Art, ils ont eu des rivaux- qui ont mérité les mêmes éloges qu’eux ornais l’hifloire de tous nos Ecrivains n’eft pas l’objet de cet ouvrage ^ fes bornes font trop étroites; les progrès & les révolu­tions de notre Chirurgie, voilà le fujet de nos Recher­ches ; ainfi nous ne rendrons pas à plufieurs de nos Ecri­vains le tribut que nous leur devons* leurs ouvrages- parlent affez pour eux; nous les recommandons comme des fources de l’Art; on trouvera dans les uns les con^ noifTances qui manquent aux autres ; ils font tous des guides qui nous affermiffent dans les anciennes routes;