de la Chirurgie. zg%

Nous avons de lui un petit Ouvrage il explique lpération de la taille , èc elle y eft mieux développée que dans le Traité de Marianus Sanctus : mais ce grand homme nétoit pas réduit à la feule opération des mains ; cet efprit vafte sétoit répandu fur toutes les Sciences, il les avoit dépouillées pour en orner fon Art. De ces recherches utiles, il paflbit quelquefois à des fujets moins intéreflfans. Pour guider les Chirur­giens dans les rapports que demandent quelquefois des Magiftrats, il nous a donné un Ouvrage critique fur les marques de la virginité. Ces témoignages fuf- peéte y font expofés avec une liberté philofophique. Pour ne pas bleflér les efprits foibles, il emprunta les expreflîons dune Langue étrangère -, mais fous ce voile même il ne put éviter la cenfure ; quelques hom­mes trop zélés crurent que ces myftéres nétoient pas allez cachés dans le Latin même. Ce préjugé anima les dévots contre les traductions de ce Livre ; en Alle­magne même dès que louvrage fortit du Latin, il fut fupprimé ? mais dans cette Langue il a confervé leftî- me des Sçavans. Enfin lutilité, le feavoir ôc lélégance lont rendu également précieux.

Le Collègue de Pineau ne fut pas un de ces hom­mes à talens méchaniques; Girault joignit à lindu- ftrie les talens de lefprit : il étoit éléve du fameux Hubert ; mais nous ne connoiflons ce Chirurgien que par les places quil a occupées & par fa réputation. Son aifciple le met au rang des plus grands hommes, &; ce témoignage éclairé nous affure du mérite du Maître & nous marque la reconnoiffance de lécolier; lun&c lautre parodient navoir été fenfibles quà la gloire ^