de la Chirurgie. 2.37

des vues fi utiles , la Chirurgie devint héréditaire dans fes defcendans ; Jerome de la Noue Ton fils fe dé­voua , pour ainfi dire , en naiffant, au Collège de S. Louis. Comme fon pere, il porta dans notre An ce goût Sc cette étude des belles Lettres, qui ouvrent refprit à toutes les Sciences. Dans fes premières étu- des il embrafla toute la Médecine («*)> fon applica­tion en recueillit toutes les richefles, mais notre An lui parut bien plus fur & plus réel que la Médecine lorfqu’elle en étoit féparée. Il la regardoit comme un édifice dont on n’avoit pas creufé les fondemens, ou comme un ruijfeau qui a^oit perdu fa fource , £7* qui ni -- toit formé dans fon cours que par des eaux étrangères} ■> c’étoit fes propres expreffions. La Chirurgie feulé, félon lui, pouvoir conduire à la Médecine, il falloir contempler les maux dans la furface du corps, avant ' que de les fuivre &; de les examiner dans l’intérieur' des vifcéresj il ne s’imaginoit pas que des Théfes o u< de vaines difputes fur notre Art puffent en ouvrir l’en­trée, que quelques opérations (b) fur des cadavres,

( a ) Jerôme de la Noue étudia ' d’abord la Médecine avec les éléves des Médecins, comme il le dit lui- même dans lès Mémoires ; c’efi dans cette carrière qu’il a connu parfaite­ment ce qui manque à cette Scien­ce , qui a pour objet les maux inté­rieurs de nos corps. Dans plufieurs endroits de fes Mémoires il a répan­du des'reflexions fenfées que nous rapportons d’apr.ès lui ; il répété en cent endroits que la Chirurgie efl Je flambeau de la Médecine ; mais ! que ce flambeau n’éclaire que ceux j qui le prennent dans leurs mains, j

qui accoutument long-tems leurs : yeux à- fa lumière : alors on peut entrer dans la Médecine avec fuccès, elle peut être Tunique occupation de la vieillefle. Les idées-dè J. Dfe la Noue ne font pas les idées d v e certains Médecins ; de l’école iis paffent audit des malades, qui réel- lertient ne trouvent que des écoliers dans ces guérifleurs prématurés.

( b ) Telles font quelques opéra­tions que les Médecins ont voulu tenter depuis quelques années dans leurs écoles fur des coips morts. Mais de telles opérations leur ap-

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