r z$s Recherches sur l'origine affaires domeftiques, portent le caractère dune élo­quence douce 6c perfuafive. Ses recherches léloigne- rent de la Médecine, lincertitude de cet Art le re­buta. Selon lui, ceux qui fe chargent du foin des maladies internes, fe chargent dun pefant fardeau > on ne connoît la fource 6c les remèdes de ces maux, que par des conjectures? elles font très-fouvent les feuls guides quon puiffe fuivre dans le péril le plus preffant ? quand on les abandonne , on tombe dans des embarras encore plus effrayans. Il faut chercher ta guérifon des maladies 6c la réputation dans des pré­jugés populaires, dans des remèdes vantés par ligno­rance m y car il faut alors sabandonner à lexpérience feule, ceft-à-dire à cet empirifme, dont les malades font le malheureux jouet. Mathurin de Noue entrevit dans la Chirurgie une route plus éclairée. Avec les fecours qui lui en ouvroient lentrée, il la parcourut rapidement, il y recueillit des connoifïan- ces qui éclairèrent même les Médecins ; il y laiffa des traces durables de fes talens *, les Sciences quil avoir cultivées avec foin, fes progrès 6c fon induftrie portè­rent bien-tot fon nom à la Cour, 6c lui donnèrent une des premières places. Son zélé pour notre Art devint encore plus vif dans cette dignité ; mais il ne la regarda pas comme un nouveau degré de fortune fur lequel il pouvoit élever fa famille, fon ambition renferma dans la Chirurgie, il en affura les progrès, il lui pré-

Î >ara des défenleurs, il la fixa dans fa famille j enfin il aiffa dans fes fucceffeurs des héritiers de fes lumières Sc de fon zélé.

Les enfiuis de Mathurin de la Noue fuivirent