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le Chancelier de lUnivërfité > quils recevront de lui la bénédiéliôn Apoftolique, de même que les autres Maîtres St Licentiés i quenluite : ils auront le droit denfeigner leur Art, de lexercer, de faire des- monftrations anatomiques. Cette Bulle nétoit pas ac­cordée au crédit ou à la protection, le Cardinal de Plaifance, Légat a Latere, y mit le fceau de lautorité Eccléfiaftique, il en ordonna la promulgation.

Le Parlement 11e crut pas dabord (a) que cette Bulle blelsât nos Libertés ou les droits des Facul­tés ; les Avocats Généraux ny virent rien qui méri­tât des oppofitionsj elle ne parut pas une nouvelle entreprife aux yeux de la Cour. Le Roy ne. la regarda que comme une formalité pieufe qui fecondoit fes volontés ; mais lautorité Royale ni le refpeét au Pape, 11e purent arrêter les projets des Médecins. Ils appelèrent lUniverfité à leur fecours, ils fçurent per- fuaderaux Chefs de cette Académie, que leurs droits étoient inféparables des intérêts de la Médecine. Le ReCleur prit donc la défenfe des Médecins, St il porta leur caule au Parlement. Il eft certain que la Bulle ne dérogeoit en rien aux droits des Sçavans > mais parce

(a) Il eft certain quil ny eut aucune oppofition, ni de la paî t des Avocats Généraux, ni de la part de la Cour, ni de la part de TÜniver- fité; mais, dit Pasquier, Mndult mit aucunement en cervele les Mé­decins , qui implorèrent laide du Reâeur & Suppôts de lLJniverfké ; & eux tous fe joignans enfembles, appellerent comme dabus de la ful­mination de ces Bulles; caufe qui fut

pîaidée au Parlement par M e Jac­ques Chouard pour lUniverfité, par M e René Chopin pour la Fa­culté de Médecine, par Me Barnabe le Veft pour celle^des Chirurgiens, trois Avocats de marque & de nom, & par M c Auguftin de Thou pour M. le Procureur Général, qui nou­blia rien de ce quil penloit faire & Vavantage des 'Chirurgiens . Pas- [ QU 1ER; fAg, l$l* - -

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