zot Recherches sur l*origine de la Médecine? ou plutôt en établiflant ces régies, ils donnèrent à la Faculté un exemple quelle n’a pas fuivi. En Portant du cabinet ou de la pouflîére des cla(fes, les Médecins entrent dans une Ecole de fpé- culation, ils en Portent fans guide pour chercher des malades qui les forment a leurs dépens, &: ils en trouvent toujours d’afl'ez patiens ôc d’affez crédules.
Le cours de Licence terminoit des études fi bien dirigées, il avoit la même durée, la même forme que la Licence des Médecins ôc des Théologiens. Mais on éprouvoit rigoureufement les Afpirans avant leur entrée dans cette nouvelle carrière. Cette épreuve (a) étoit un examen qu’on nommoit la tentative, il falloir dans cet examen s’ouvrir la Licence par des con- noiflances phyfiques puifées dans la théorie, ôc même dans l’expérience. Suivant les fuffrages des Examinateurs , on étoit rejette ou reçu ; après cette permiflion d’afpirer a l’exercice de l’Art, les difputes, les examens conduifoient aux grades de Bachelier ôc de Licencié; les preuves de capacité n’étoient pas toujours renfermées dans le fecret des Aflemblées ; l’Afpirant paroifi foit en public pour juftifier le témoignage de fes Pro* felfeurs. Dans des Théfes (b) qui font des elpéces de
mieres de leurs Maîtres ;c’eft d’eux qu’on peut véritablement dire, ex - fermenta per vitas & mortes agunt, épreuves malheureufès que Pline reprochoit aux Médecins de Ion tems.
(a) Hine ad quintum menfemdilu gentijfimèfiudebit , ut fatisfaciat codent menfe faciendo tentativo examiné : in hoc autem examine Prœpojttus primum éget de Logicis (y Pbjjicis, pofl quem |
duo de minori Banca, junior nimirttm de rebus naturalibus,fenior de non na - turalibus ; tum duo reliqui de majoré Banca, junior quidem de rebus contra naturam■> fenior de metbodo generali praxeos aget. Statut. Chirurg. PariC fol. i 8.
(b) Nous avons confervé plusieurs Théfès qu'on afoutenues dans l’école de Chirurgie; ces ouvrages étoient de deux fortes, il y en avoit qui n’é-