de là Chirurgie." ioi
rifïcats du Doyen n’étoient accordés qu’a une longue fuite d’études j les écoliers fuivoient arlïîduement les Profèflèurs pendant quatre années. Durant ce long efpace de tems, ce n’étoit pas l’art de difputer, ou une oifîve fpéculation qui préparoit nos éléves aux dernieres épreuves. On ne vouloit pas que ceux qui fe préfentoient à la Licence fufTent novices dans l’art de guérir i c’efl: pour cela que les étudians étoient encore obligés de s’attacher, hors de nos Ecoles, à des Maîtres particuliers (a) y ils trouvoient dans ces Maîtres des leçons domeftiques, des leçons auprès des malades, des leçons enfin diélées par l’expérience. a p rès de telles inftruétions les malades n’étoient pas le jouet des premières tentatives de leurs Chirurgiens ; des fautes meurtrières n’étoient pas les prémices de la pratique des jeunes Maîtres, fautes inévitables à ceux qui, des exercices purement fcholaftiques, paf fent a l’exercice de l’Art. C’étoit par ces fages Régle- mens, que nos peres avoient corrigé (b) l’éducation
(a) C’efl ce qu’on voit par nos Statuts: ces écoliers qui étoient chez -des Maîtres, étoient nommés Cle- y 'ici > il y a un article qui les regarde parmi nos anciens Statuts latins, & voici le titre : Statut a celebris Cbi- rurgiot Schola pro Clericts feu Schola- flicis,in Chirurgia fcientia erudiendis , mtequam illi in fîlios diftœ SchoU adoptait, & in difciplinam & in con- fuetudinem à Magtjiris recipi pojfint. Statut a bac ftbi per Prapojîtum le fia , jurejurando jurabunt fe obfervaturos ; alioqui nufqtiam a nullo eorumdcm in Cbirurgiâ Afagifirorum in difciplinam uciftenli, i°.Jurabuntquod intemplo
Divorum Cofma & Damiani vijîtantibus Jldagiftris infervient. z°. Nulltim agrotum trattandum fufcipient. $°. Jjfupd nulli Bachalaureo aut Licen- tiato infervient. 4 0 . £>uod cum tonfo- ribus & empiricis non verfabuntur. Statuts, fol. z 5. Ce font là les principaux chefs des Statuts qui concernent les écoliers qui demeuroient chez des Maîtres; ils font plus étendus , mais nous en rapportons ce qui efl effentiel.
(b) Les Médecins eux-mêmes fe plaignent de l’éducation de leurs éléves, ils ne font point conduits dans leurs premiers effais par les lu-
Cc