de la Chirurgie, uj

les guerres malheureufes de ces tems-là, la Chirurgie paroifïbit toujours plus néceffaire. Quand Tes fecours manquoient, on ne trouvoic pas de dédommagemens dans l’habileté des Médecins j car dans les bleffures, l’efprit feul &c l’imagination , qui félon eux donnent a la Médecine tant de privilèges, tant de nobleffe* étoient inutiles fans le fecours des mains. Des Chi­rurgiens a qui ils vouloient qu’on refusât le bonnet, etoient les oracles qu’on écoutoit , les confervateurs des Rois, des Généraux d’Armée, des Officiers, qui font le foutien de l’Etat. Henry III. (a) fentit la différence des deux Profefïions: pour affiner à la Chi­rurgie le rang qu’elle mérite, il l’affocie encore â l’U- niverfité par de nouvelles Lettres Patente» Les motifs de cette affociation furent honorables aux Chirur­giens : elle parut néceffaire, dit ce Prince, pour don­ner plus d’éclat à l’Univerfité. Suivant les termes de l’Edit, tous les écoliers & tous les Doéteurs font in- tereffés. â cette affociation. Il ne permet pas, mais il ordonne que les Chirurgiens continuent leurs lectu­res publiques-, c’eft dans l’Univerfité même qu’il les érige en Profeffeurs de leur Art. Il ne borne pas ce­pendant leurs exercices â un endroit particulier ; dans tout le Royaume il leur confie l’inftruCtion de la jeu-

(a) Nous avons des Patentes du I o Janvier 1557. accordées au Prévôt du Collège des Maîtres Chi­rurgiens & aux Profefîèurs en l’Art & Science de Chirurgie, par lef- quelles voulant favorilèr les gens de Lettres, la grandeur & l’augmenta­tion de l’Univerlué, les vrais Sup­pôts , Ecoliers, Etudians, Doéteurs

Régens & autres Membres de cette Univerfité, les leétures qu’ils font pour l’inflruétion de la jeunefTe à l’Art & Science de Chirurgie, le Roy ordonne que lçsSupplians ayent à continuer leurs leétures publiques, tant en l’Univerfité de Paris qu’ail- leurs où bon leur fcmblera.