i ?6 Recherches sur l’origine rés ; en vain pour jouir de leurs privilèges, les Chi­rurgiens auroient-ils attendu la réunion des fentimens; ^ les Médecins étoient toujours obftinés dans leurs pré- ^ tentions 6e dans leur défobéiflance *, l’efprit de chicanne ^ fembloit avoir pris la place de l’efprit d’HippocRATE. y. Tons, jufqu’aux écoliers, étoient transformés en plat y deurs : les uns obfédoient les Juges, les autres for- s moient des cabales*, ceux-ci éloignoient les Affem- ^ blées de l’Univerfîté, ceux là fouilloient dans les vieux ✓ Régiftres de la Médecine ; les plus éloquens étaloient par tout la dignité des Facultés 6c le prétendu média* ^nifme de la Chirurgien perfonne n’avoit le privilège ^ d’être malade fans entrer dans les querelles des Méde- ^ cins > les confultations n’étoient qu’une difcuflion de leurs intérêts n les réflexions fur des maladies n’y pa* -^roifloient que des digreflions, c’eft-à-dire que les ma* ^ lades 6c l’étude de leurs maux étoit l’objet le moins ^ intéreflant pour toute la Faculté. Cette fureur traî- ^ noit malgré eux les Chirurgiens dans les Tribunaux, s elle les jettoit continuellement dans l’embarras des dit / cuflions. Enfin dans cette confufion les Médecins im- x portunoient la Cour 6c le Parlement, troubloient y l’Univerfité , tourmentoienc les Chirurgiens, 6c fati- ^ guoient du détail de leurs difputes les miférables ma- ^ lades jufques dans leurs lits.

Les Chirurgiens las de ces perfécutions, ne trou­vèrent une reflource que dans l’autorité Royale. Henry III. vit avec regret l’inflruélion négligée, les Ecoles prefque défertes, les fçavans Chirurgiens rebu­tés par ces défordres. La fource d’un Art précieux pou­voir être tarie par de telles diflenfions? cependant dans.