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Le College de S. Louis étoit, pour ainfi dire, ouvert de toutes parts à ceux qui entreprenoient de le ruiner; il n’avoit d’autre appui qu’une faveur qui étoic fouvent paffagére ; Le Vavasseur voulut donc l’afFermir en l’affociant a l’Uni verfité. Pour mieux réuflîr, il penfa d’abord a former des éléves qui fuffent toujours plus dignes de cet illuftre Corps ; par les taie ns qu’il avoit portés dans la Chirurgie, il jugea des qualités qu’elle exigeoit ; il crut que fuivant les anciens Statuts, elle devoir être fondée fur l’étude des Langues fçavantes 6e de la Philofophie. Il voulut donc que la Chirurgie fût élevée fur ces fondemens, comme un édifice qui devoir renfermer la Médecine interne ôc externe. Dans ces anciens ufages qu’il confirma , il confulta bien moins la vanité que futilité publique; il ranima auffi 6c il foutint par de nouveaux Réglemens le zélé des Chirurgiens, il voulut que par une loy indifpen/able tous les Maîtres de l’Art fut- font raffembles chaque Lundy, félon l’ancienne coutume , dans les Charniers de S. Corne pour le foula- gement des miférables.
François I. ne trouva que de la juftice 6c du zélé dans les demandes de le Vavasseur. Pour récompen- for ce zélé, pour nourrir l’émulation, pour préparer des fecours plus fûrs à fes Sujets, ce Prince réfolut de donner un nouveau luftre à la Chirurgie. Le Parlement dans fos Arrêts avoit déjà donné au Collège des Chirurgiens le nom de Faculté. Françqis I. à l’exemple de fes Prédéceffeurs joignit a ce nom tous les titres des Lettrés ( a ). Dans un Edit de ce Prince, les
(a) Nous avons deux Lettres Patentes de François Premier;
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