de ia Chirurgie;. 179

Le College de S. Louis étoit, pour ainfi dire, ou­vert de toutes parts à ceux qui entreprenoient de le ruiner; il navoit dautre appui quune faveur qui étoic fouvent paffagére ; Le Vavasseur voulut donc lafFermir en laffociant a lUni verfité. Pour mieux réuflîr, il penfa dabord a former des éléves qui fuffent toujours plus dignes de cet illuftre Corps ; par les ta­ie ns quil avoit portés dans la Chirurgie, il jugea des qualités quelle exigeoit ; il crut que fuivant les an­ciens Statuts, elle devoir être fondée fur létude des Langues fçavantes 6e de la Philofophie. Il voulut donc que la Chirurgie fût élevée fur ces fondemens, com­me un édifice qui devoir renfermer la Médecine in­terne ôc externe. Dans ces anciens ufages quil con­firma , il confulta bien moins la vanité que futilité publique; il ranima auffi 6c il foutint par de nouveaux Réglemens le zélé des Chirurgiens, il voulut que par une loy indifpen/able tous les Maîtres de lArt fut- font raffembles chaque Lundy, félon lancienne cou­tume , dans les Charniers de S. Corne pour le foula- gement des miférables.

François I. ne trouva que de la juftice 6c du zélé dans les demandes de le Vavasseur. Pour récompen- for ce zélé, pour nourrir lémulation, pour préparer des fecours plus fûrs à fes Sujets, ce Prince réfolut de donner un nouveau luftre à la Chirurgie. Le Parle­ment dans fos Arrêts avoit déjà donné au Collège des Chirurgiens le nom de Faculté. Françqis I. à lexem­ple de fes Prédéceffeurs joignit a ce nom tous les ti­tres des Lettrés ( a ). Dans un Edit de ce Prince, les

(a) Nous avons deux Lettres Patentes de François Premier;

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