278 Recherches sur i’orîgine liers qui font honneur à leur patrie & à leur profef- fion. Ce n’étoit pas à des talens étrangers à fon Art, qu’il devoit fa réputation : au milieu des plus grands Chirurgiens, il parut pour leur donner l’exemple ôc la loy. Le bruit de fon nom l’attira bientôt à la Cour, il n’y fut d'abord dédofnmagé des avantages qu’il trou- voit dans la confiance du Public, que par des efpé- rances? mais les talens échappoient rarement à François I. Ce Prince démêla en peu de tems le Vàvas- seur parmi des gens bien plus emprefles que lui a fe produire? il l’encouragea par des marques publiques de fon eftime, il lui donna enfuite fa confiance comme un hommage qu’il rendoit au mérite ; il le chargea entièrement de ce qui intéreflbit le plus fes Sujets, c’eft-à-dire de fa fanté, il lui confiok les inquiétudes &: fes maux les plus fécrets. Heureufement il trouvoit dans le même homme les remèdes de l’elprit & du corps. Ce Prince s’&oit èpuife par des travaux bien différens les uns des autres; Le Vavasseür le con- duifit fécrétement, ôc par fes foins éclairés il foutint long-tems un corps dont tous les reflorts étoient ufés- La modeftie ôc le défintereffement conferverent long- tems à cet homme illuftre le plus grand crédit. Mais fa fortune l’occupa bien moins que fon Art ; il voyoit avec regret les Chirurgiens toujours nourfuivis par la haine ôc par la jaloufie de la Faculté. Ce ne fut que pour eux, c’eft-à-dire pour le bien public qu’il importuna le Roy.
giens qui ignoroient cette Langue ; | cttte condition ne fut demandée que \ our écarter des Barbiers que la Cou* vouioit introduire quelque
fors dans le College des Chirurgiens : c’eft ce que nous trouvons dans nos Régi(lres t