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leçons, exerces même depuis quelque tems à fou te­nir des Théfes, enflés,du fçavoir quils croyoient pui- fer dans leurs exercices ; fiers enfin du nouveau titre de Barbiers-Chirurgiens, quils dévoient à la prote­ction des Médecins, fe laiflerent emporter a une pré­emption démefurée ; ils éleverent une Ecole , cru­rent mériter les honneurs des Facultés, ne prétendi­rent rien moins que de saflocier aux Chirurgiens (a). Ces prétentions furent portées au Parlement > leur ridicule aigrit les efprits; elles attirèrent des Ar­rêts flétriflans, les Barbiers furent ramenés â leurs, premières fonctions. Ce ne fut pas fans des tranf- ports de joye que la Faculté vit cet abbaiflement j elle crut quil pourroit rendre plus dociles des hommes qui lui étoient fi néceflaires pour opprimer les Chi­rurgiens. Dans ces idées les Médecins formèrent di­vers projets pour rappeller leurs difciples \ mais les Barbiers rebutés de la dureté de ces Maîtres impé­rieux, ne pouvoient fe réfoudre a former de nouveaux liens pour fo réunir à la Faculté. Les Doéteurs trou­vèrent toujours dans cette averfion un obftacle infur-

(a) Les Médecins qui fe font toujours révoltés contre les Théfes des Chirurgiens de S. Côme, sé- toient pourtant imaginé quelles étoient néceflaires aux Barbiers : Thefes, difent-iîs, Barbitonforum * Chirurgoruni, quant brevijfîmœ & tri­bus parvis articulis comprehenfa. Sta­tuts des Médecins pag. 18. Ces exercices avoient tellement renver-, la tête aux Barbiers, quils avoient cru pouvoir enfuite former une Fa­

culté. Les Médecins difent de ces- hommes à qui ils venoient de faire foutenir des Théfes : ils ont voulu fe qualifier décole de Chirurgie., * Ce ne font plus des Freres Appren- tifs, des Compagnons Afpirans; ce fent Leéteurs, Profefleurs : plus de. Communauté, plus de Chambre de Jurifdidion du premier Barbier, oo ne parle que décole.,.. Statuts la Faculté pag, 5.5 *